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Les visites virtuelles aux détenus suspendues depuis un mois à la prison de Trois-Rivières

Des barbelés sur le toit de la prison de Trois-Rivières.

L'établissement de détention de Trois-Rivières est en éclosion depuis le mois d'octobre.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des familles de détenus de la prison de Trois-Rivières dénoncent la suspension des visites virtuelles depuis plus d'un mois.

En raison de la pandémie, les visites en personnes sont suspendues dans toutes les prisons québécoises. Un système de visiovisites hebdomadaires a été mis en place au cours de l’été pour permettre les contacts.

Depuis le début octobre, ces contacts virtuels ne sont plus possibles. Le ministère de la Sécurité publique confirme qu'en raison de l'éclosion dans l'établissement trifluvien, les visiovisites sont suspendues depuis le 16  octobre.

Des proches de personnes incarcérées affirment qu'elles n'ont pas pu avoir de contact visuel depuis le 1er octobre.

C'est le cas de Nora Jane Giroux, la conjointe d'un détenu. Elle accouchera le 11 décembre prochain et souhaite que le père de son enfant puisse voir le bébé après l'accouchement, au moins de façon virtuelle.

C’est le seul moyen pour eux de voir leur famille et pour nous, d’avoir contact avec eux.

Nora Jane Giroux

La loi précise que les détenus ont droit à des visites de leurs proches et que ces visites peuvent être suspendues en cas d'urgence.

Comme la situation actuelle est sans précédent, rien n'est prévu dans la loi, toutefois l'avocate en droit carcéral Isabel Simao estime que l'esprit de la loi est clair et que les établissements devraient favoriser le plus possible les visites virtuelles, surtout dans le cas d'une naissance.

La prison de Trois-Rivières est toujours considérée en éclosion même si le dernier cas de COVID-19 rapporté remonte à plus de deux semaines, soit au 31 octobre.

La Direction de la santé publique précise toutefois que les critères relatifs à la levée des éclosions ont récemment changé et qu'elle réévalue en ce moment la situation.

Le ministère de la Sécurité publique justifie la suspension des visiovisites dans le contexte d’éclosion par la rareté du personnel et certaines contraintes sécuritaires, opérationnelles et technologiques.

Le ministère précise que les déplacements des personnes incarcérées à l’intérieur de la prison sont limités aux cas incontournables, comme les urgences médicales, pour limiter les risques de propagation du virus.

D’après le reportage d’Amélie Desmarais

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