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Des aînés francophones partagent leurs expériences en audio et vidéo

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Élisabeth Ndjock répond aux question du coréalisateur Steve Jodoin.

Turban sur la tête, Élisabeth Ndjock évoque les différences culturelles entre son pays natal, le Cameroun, et le Canada.

Photo : Radio-Canada / Axel Tardieu

Tante, oncle, voisin ou grand-mère... On a beaucoup à apprendre des personnes âgées. Pour transmettre ce savoir plutôt que le perdre, la Fédération des aînés franco-albertains a lancé un projet audio et vidéo.

Je suis relax

Les caméras et les lumières sont en place dans le théâtre de La Cité francophone d'Edmonton ce matin de novembre. Toute une équipe de professionnels s'active avant l'arrivée de l'invitée.

La célébrité du jour, Élisabeth Ndjock, âgée de 74 ans, est au Canada depuis 2 ans. Malgré une insomnie, elle est venue avec le sourire.

Pendant plus d'une heure, elle discutera devant la caméra avec le coréalisateur du projet, Steve Jodoin.

Ensemble, ils vont aborder des thèmes comme l'isolement en temps de pandémie, les souvenirs de jeunesse, l'amour ou encore la cuisine.

La sauce préparée avec le cube Maggi, je vous dis qu’il y a une grande différence, assure celle qui est maintenant arrière grand-mère.

Entre des anecdotes touchantes sur son enfance au Cameroun, elle ne cesse de remercier pendant l'entrevue la Fédération des aînés franco-albertains (FAFA) de l’avoir aidée à s’intégrer si rapidement à Edmonton.

Élisabeth Ndjock répond aux question du coréalisateur Steve Jodoin.

Assise sur une chaise devant un fond blanc, Élisabeth Ndjock se sent vite à l'aise face aux caméras.

Photo : Radio-Canada / Axel Tardieu

Pour en apprendre

Pour faire naître le projet, ses initiateurs ont travaillé pendant six mois pour recruter des intervenants qui vont rouvrir des pages de leur vie devant des caméras qui immortalisera ces histoires.

Mes deux grands-pères sont décédés, raconte Steve Jodoin. Je n’ai pas eu la chance de m'asseoir et de parler de leur histoire, alors je me rattrape avec tous ces gens pour vraiment poser des questions, pour en apprendre sur comment ça fonctionnait à l'époque, pour qu'eux puissent partager ça avec leur famille, leurs enfants et petits enfants, pour que ça reste en vie tout ça.

Steve Jodoin sur un plateau de tournage.

Steve Jodoin espère pouvoir transmettre du « bon vécu » à travers ce projet.

Photo : Radio-Canada / Axel Tardieu

Le projet a été financé en grande partie par une aide du gouvernement fédéral de 73 000$ sur trois ans. Après la réalisation d'un balado (Nouvelle fenêtre) avec l’aide d’étudiants du Campus Saint-Jean, la FAFA a choisi de passer à la vidéo. 

Treize entrevues seront filmées un peu partout dans la province, dont à Edmonton, Calgary, Bonnyville et Canmore. Le résultat sera disponible sur internet d'ici avril.

Donner l'exemple

On veut faire une banque de données de la mémoire des aînés franco-albertains, explique Maxime Bonafé, coréalisateur. Je trouve ça bien de les entendre et de voir les émotions quand ils racontent leurs histoires. C’est passionnant. On en apprend tous les jours.

Maxime Bonafé pose pour la caméra à l'intérieur d'un édifice.

« On veut créer une mémoire et la rendre accessible », décrit Maxime Bonafé, gestionnaie de projet à la Fédération des aînés franco-albertains

Photo : Radio-Canada / Axel Tardieu

La première participante est ravie de partager son temps et ses mots. Ça me permet de m’exprimer, de donner l’exemple à celles qui ont mon âge qu’on peut faire quelque chose de mieux, avoue Élisabeth Ndjock.

Pour continuer ce travail de transmission, les responsables du projet pensent déjà à l'étape suivante qui sera de retranscrire des témoignages d'aînés sous forme de contes illustrés pour les tout petits.

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