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Le projet Sexto déployé en Estrie pour contrer le partage de photos intimes

Les mains d'une femme tiennent un téléphone cellulaire.

Le projet Sexto permet d'agir plus rapidement auprès des victimes de sextage.

Photo : iStock/Getty Images

Le partage de photos intimes d'adolescents est un phénomène qui prend de l'ampleur et pour mieux intervenir auprès des victimes dans les écoles, le projet Sexto est actuellement déployé en Estrie.

Cette alliance entre le milieu scolaire, les corps policiers et le directeur des poursuites criminelles et pénales permettra d'agir plus vite lorsqu'une telle situation est dénoncée.

Le sextage peut être fait impulsivement ou encore de façon malveillante et il arrive que des photos d'adolescents nus soient partagées à vitesse grand V sur les réseaux sociaux.

Lorsqu'ils font cela, les adolescents se livrent à de la production et de la distribution de pornographie juvénile au sens du Code criminel et ils peuvent être accusés.

Dans la région, une jeune fille s'est rendu compte que son ex-copain, à qui elle avait envoyé des photos intimes lors de leur relation, les avait partagées et elle a porté plainte contre lui. Il a été arrêté et elle aussi pour avoir distribué de la pornographie juvénile.

Le projet Sexto vient donc clarifier le statut des victimes pour éviter de telles situations et les encourager à porter plainte.

Les délais d’intervention sont beaucoup plus rapides et un dossier peut être traité en 4 jours au lieu de 18 mois comme c'était le cas auparavant. Le sextage peut avoir des impacts psychologiques, physiques et sociaux importants pour les victimes.

Me Maxime Ouellette, procureur aux poursuites criminelles et pénales qui fait partie de l'équipe de coordination du projet Sexto pour le DPCP

Dans 70 % des cas de sextage, il s'agit d'un acte impulsif. Les intervenants organisent une rencontre au poste de police entre les jeunes et leurs parents pour intervenir afin d’éviter que les images se propagent.

Lorsque les intentions sont malveillantes, on utilise la méthode traditionnelle de l'enquête policière et des accusations peuvent être déposées par la suite.

En Estrie, le projet Sexto est en déploiement à Sherbrooke, dans la MRC de Memphrémagog et dans d'autres municipalités de la région desservies par la Sûreté du Québec.

Les formations des intervenants scolaires sont en voie d'être complétées dans les écoles secondaires qui prennent part au projet.

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