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Comment s'y retrouver dans la jungle des rabais en épicerie

Certains rabais en supermarché sont avantageux, d’autres pas du tout. L’épicerie départage pour vous le vrai du faux.

Des circulaires de plusieurs épiceries étalées sur une table.

Des circulaires d'épicerie.

Photo : Radio-Canada

Le prix est le critère d’achat le plus important pour les consommateurs canadiens lorsqu’ils font leur épicerie. Trouver le meilleur prix est un art que beaucoup de gens maîtrisent, et la circulaire est un outil fort utile pour y arriver. Mais pas toujours.

Dans les circulaires, les vrais rabais sont généralement annoncés sur la première et la dernière page. Et encore là, on ne comprend pas toujours ce qui est en spécial. Surtout quand le prix régulier n’est pas affiché.

Un rabais de circulaire, ce n’est pas toujours un vrai bon prix, nous explique Cinzia Cuneo, qui traque les prix en épicerie avec SOSCuisine depuis plus de 10 ans.

Ce n’est pas parce qu’un produit est en circulaire qu’il est au rabais, prévient-elle. Il est important aussi de savoir que le contenu des pages intérieures n’est bien souvent que de la promotion, l’idée étant de nous attirer dans le magasin.

Des tablettes d'épicerie contenant des conserves de légumineuses de trois prix différents.

Promotion ne veut pas toujours dire rabais.

Photo : Radio-Canada

Offrir des rabais est bien évidemment une des techniques marketing les plus utilisées pour attirer les clients dans une épicerie ou une autre.

Une fois sur place, on constate que les rabais sont offerts par trois entités différentes : par les enseignes – IGA, Metro, Provigo par exemple; par les fabricants; par les détaillants eux-mêmes.

Que ce soit via un coupon rabais ou une étiquette apposée sur le produit, certains rabais sont parfois le fruit d’une promotion de l’enseigne combinée à celle d’un fabricant, nous explique Pierre-Alexandre Blouin, président-directeur général de l’Association des détaillants en alimentation du Québec.

Des étiquettes jaunes de rabais offerts par la bannière.

Rabais offerts par la bannière.

Photo : Radio-Canada

S’ils permettent aux détaillants de profiter de meilleures marges de profit, les produits frais sont plus sensibles à gérer parce qu’ils sont périssables.

C’est pourquoi un détaillant en particulier peut aussi choisir d’offrir des rabais sur des produits frais, soit parce que ceux-ci approchent de leur date de péremption, soit parce qu'il a une entente avec un fournisseur, précise M. Blouin.

Un produit en rabais n’est cependant pas obligatoirement le meilleur achat.

C’est là que ça devient important de bien comprendre les promotions et de se référer au prix par unité de mesure affiché sur la tablette

Pierre-Alexandre Blouin

Cette indication obligatoire est d’autant plus importante que les différents produits sont souvent vendus dans des formats différents.

Les formats sont différents, donc il se peut qu'on pense que c'est un bon prix alors que ce ne l’est pas, ajoute Cinzia Cuneo. En général, on peut se souvenir peut-être des prix d'une dizaine de produits, mais c'est impossible de se rappeler absolument tout. D’où l’importance de comparer les prix aux 100 grammes, même lorsqu’un produit est en solde.

Une affiche de prix indiquant le prix par 100 g

Prix aux 100 g

Photo : Radio-Canada

Il peut aussi arriver qu’un produit soit en promotion sans que son prix soit nécessairement avantageux.

Pour aider le consommateur à s’y retrouver, SOScuisine met à la disposition de ses membres un outil d’évaluation des prix.

On tient compte des saisons, de la rareté, des différentes grandeurs et des formats, donc on a un prix au kilo pour comparer sur une base commune. Quand l’utilisateur est à l’épicerie et voit des filets de saumon frais, il écrit le prix puis on lui dit facilement si c'est très avantageux ou juste avantageux, si c'est comme ci comme ça ou si ce n'est vraiment pas un bon prix, explique Madame Cuneo.

Les rabais au volume sont certes de bons rabais, mais qui soulèvent parfois l’ire des consommateurs qui veulent en profiter sans acheter le volume requis.

Une étiquette de rabais offert sur le volume.

Un exemple de rabais offert sur le volume.

Photo : Radio-Canada

Si on offre, par exemple, trois concombres pour 3 $, en acheter un seul devrait coûter 1 $, sauf si l’étiquette précise 1,50 $ l’unité.

Les rabais permettent ainsi d’épargner beaucoup d’argent, à condition de faire ses devoirs en déchiffrant les circulaires, puis en comparant les prix en magasin et entre magasins.

Le reportage de Dany Croussette et Denis Gagné sera diffusé à L’épicerie, mercredi à 19 h 30

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