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Selon les maires de Calgary et d'Edmonton, les restrictions doivent venir de la province

Vue de l'assemblée législative de l'Alberta, située à Edmonton, en hiver.

Selon les maires, Edmonton et Calgary n'ont pas les compétences pour imposer les mesures nécessaires pour faire face à la pandémie (archives).

Photo : Radio-Canada / Emilio Avalos

Émilie Vast

Alors que l’Alberta a dépassé la barre des 10 000 cas actifs de COVID-19, les villes de Calgary et d'Edmonton souhaitent que de nouvelles restrictions soient imposées, mais qu'elles viennent du gouvernement provincial.

Le maire de Calgary, Naheed Nenshi, ne cesse de répéter que l’augmentation du nombre de cas dans la province est inquiétante. Les choses vont incroyablement mal. C’est bien pire que tout ce que nous avons connu depuis le début de la pandémie. Et nous allons dans la mauvaise direction, a-t-il déclaré vendredi en conférence de presse. 

La semaine dernière, le gouvernement de l'Alberta a annoncé de nouvelles mesures pour lutter contre la COVID-19, notamment à Edmonton et à Calgary. Les activités récréatives intérieures en groupe y sont désormais interdites et les restaurants et les bars doivent arrêter de vendre de l’alcool à partir de 22 h et fermer leurs portes à 23 h.

Ce que j'aimerais de la part de la province, c’est de la transparence, de la visibilité, en ce qui a trait à leur processus de prise de décision, qu’elle explique pourquoi elles pense que ces restrictions sont les bonnes, a affirmé M. Nenshi.

Le chef de l'agence responsable des mesures d'urgence de Calgary, Tom Sampson, lui, s’est prononcé en faveur d’un confinement qui pourrait durer jusqu'à 28 jours et qui comporterait la fermeture des écoles. 

M. Sampson et M. Nenshi ont expliqué que l’état d’urgence local que pouvait décréter la Ville n’est pas un outil suffisant pour faire face à la pandémie. La Ville peut fermer les services municipaux, comme les centres de loisirs ou les bibliothèques. Mais nous ne pouvons pas faire beaucoup plus, a expliqué le maire. Un état d'urgence local ne permet pas de fermer des commerces ou d'imposer des restrictions sur les infrastructures [...] C'est à la province d'agir, a ajouté Tom Sampson.

Le maire d’Edmonton, Don Iveson, est d’accord. En entrevue lundi, il a expliqué que la Municipalité n’a pas les compétences pour prendre le type de mesures que la population réclame

De plus, selon lui, la région est le bon échelon pour lutter contre la propagation du coronavirus, car ce dernier n’a que faire des frontières administratives. 

Le virus ne se soucie pas de savoir si on habite à Saint-Albert, si on travaille à l’aéroport ou si on va à l'école à Edmonton.

Don Iveson, maire d'Edmonton

Il soutient que les règles qui diffèrent d’une municipalité à l’autre ne font que créer de la confusion pour la population et de l'injustice pour les commerces. Je demande ce que les mesures soient imposées fermement et rapidement à l'échelon provincial afin qu’elles puissent au moins s'appliquer à des régions entières, a déclaré le maire.

Cet été, Edmonton avait imposé le port du masque, car il était clair que la province ne le ferait pas, a expliqué Don Iveson. Mais, d’après lui, le gouvernement provincial est en ce moment ouvert à l'idée de mettre en place des restrictions supplémentaires.

Lundi, en conférence de presse, la médecin hygiéniste en chef de l’Alberta, Deena Hinshaw, a été interrogée sur un possible reconfinement. Elle a répondu que tout dépendrait de l’efficacité des restrictions en vigueur, sans toutefois exclure la possibilité d’en imposer de nouvelles, si le nombre de cas de COVID-19 continue d’augmenter. 

L'évolution de la COVID-19 d'heure en heure.

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