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Les Cataractes ont besoin de sauter sur la patinoire

Un joueurs des Huskies de Rouyn-Noranda et un joueur des Cataractes de Shawinigan s'élancent vers la rondelle.

Les Cataractes de Shawinigan reprennent l'action mardi soir après plusieurs semaines d'inactivité.

Photo : Radio-Canada / Marc-Olivier Thibault

Éric Langevin

Les joueurs ont des fourmis dans les jambes, une soif d'affrontement et, psychologiquement, besoin de briser la réclusion imposée par la santé publique. Voilà ce qui résume l’état d’esprit des Cataractes de Shawinigan qui, dès mardi soir, seront en action au Centre Vidéotron dans cette bulle créée par la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ).

Ce n’était pourtant pas le scénario prévu. Les Shawiniganais devaient entrer en jeu seulement mercredi, mais comme le sort des Voltigeurs de Drummondville est incertain, l’horaire a été modifié et le match de mardi soir opposera les Remparts de Québec aux Cataractes en lieu et place des Voltigeurs.

À Drummondville, un test qualifié de non concluant pour l’un des membres de l’équipe force le report de l’inclusion des Voltigeurs dans la bulle. Les résultats d'un nouveau test est attendu mardi.

En entrevue à Toujours le matin, le directeur général des Cataractes, Martin Mondou, a fait savoir que non seulement ses joueurs étaient prêts pour l’action, mais qu’il était nécessaire que ces jeunes hommes trouvent une motivation.

Les joueurs vivent des moments difficiles sur le plan psychologique. Ils doivent jouer.

Martin Mondou, directeur général des Cataractes de Shawinigan

Les Cataractes, un modèle

Même s’il est bien heureux que la LHJMQ et la santé publique aient pu trouver un terrain d’entente pour permettre la création d’un espace de jeu, le dg croit que le modèle des Cataractes demeure encore plus sécuritaire. Depuis le début de la saison, les joueurs habitent tous dans un même immeuble sans véritable contact avec l’extérieur.

On essaie d’être un modèle et je crois qu’on réussit bien. Nous avons pris les choses au sérieux et on démontre que ça fonctionne, mentionne-t-il.

Pour lui, chaque équipe devrait avoir sa propre bulle. Mon plus gros travail sera de convaincre la santé publique que la façon que nous gérons ça, on peut être considéré en zone orange ou même jaune, martèle le directeur général.

Quant à l’aspect financier, Martin Mondou croit que même si les équipes n’ont pas toutes la possibilité d’acheter un immeuble, des ententes avec des hôteliers, pour qui l’achalandage est moindre ces temps-ci, pourraient sans doute permettre la création d’un environnement sécuritaire à l'image de celle des Cataractes.

Il faut trouver des solutions pour jouer au hockey. C’est très difficile de garder des joueurs de ce calibre motivés à l'entraînement s’ils n’ont pas la récompense de jouer en fin de compte. Les joueurs vivent des moments difficiles sur le plan psychologique. Ils doivent jouer, se désole-t-il.

Martin Mondou sera parmi les rares spectateurs admis mardi soir au Centre Vidéotron. Quant à savoir s’il observera l’endroit pour tenter de convaincre la LHJMQ de répéter l’expérience de la bulle à Shawinigan éventuellement, la réponse est très claire : On a été très agressifs pour amener l’événement à Shawinigan. On va se battre pour que notre bulle soit reconnue On a réussi notre bulle. On devrait être reconnu pour les efforts qu’on a faits pour que nos joueurs soient en sécurité.

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