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COVID-19 : les infirmières dénoncent la faiblesse des nouvelles mesures

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La présidente du syndicat des infirmières de la Saskatchewan, Tracy Zambory, affirme que la province devrait envisager des options telles qu'un confinement ciblé de quelques semaines.

Photo : Radio-Canada / Thomas Gagné

Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La présidente du syndicat des infirmières de la Saskatchewan, Tracy Zambory, affirme que les nouvelles restrictions imposées par le gouvernement de la Saskatchewan pour freiner la propagation de la COVID-19 ne vont pas assez loin. Elle soutient que ces directives sanitaires ne vont pas améliorer la situation du système de soins de santé de la province, qui est déjà surchargé.

Depuis lundi, en Saskatchewan, le port du masque est devenu obligatoire dans les lieux publics des municipalités d'au moins 5000 habitants. Tracy Zambory fait partie du regroupement des professionnels de la santé qui croient que cette mesure devrait être étendue à toute la province.

Elle indique que de nombreuses communautés de moins de 5000 habitants, telle que la sienne à Stoughton, dans le sud-est de la Saskatchewan, ont des centres de soins de longue durée ou des résidences qui hébergent les personnes les plus vulnérables de la province.

Tracy Zambory souligne également que la forte augmentation du nombre de cas en Saskatchewan épuise et effraie les infirmières. Lundi, 181 nouveaux cas ont été enregistrés sur le territoire saskatchewanais, et 86 personnes sont actuellement hospitalisées, ce qui est près du double de la semaine dernière.

La situation devient de plus en plus incontrôlable. Les infirmières ont plus peur maintenant que jamais auparavant en ce qui concerne leur sécurité et celle de leur famille, affirme Tracy Zambory.

Selon Tracy Zambory, la situation devient inquiétante dans les communautés qui bordent le Manitoba, l’Alberta et le Dakota du Nord. Elle estime que la province devrait regarder de plus près l’option de faire des confinements ciblés pour freiner la transmission du virus, comme cela se fait dans certains pays étrangers.

Ces confinements ciblés sont mis en place pour quelques semaines afin d’aider les opérations du système de santé et du traçage à rattraper leur retard.

La crainte est que nous perdions le contrôle, que le système de santé ne soit pas seulement à genoux, mais complètement assommé. Nous allons voir plus de morts et nous n’allons pas avoir d’autres choix que de mettre en place un confinement d’une durée d’un mois, dit-elle.

Tracy Zambory suggère également de réduite d’autres services de soins de santé afin de fournir plus de ressources dans la lutte contre la COVID-19.

Elle demande au premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe, de faire preuve de leadership en implantant des mesures plus strictes dans la province.

Même son de cloche au Syndicat canadien de la fonction publique

Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui représente plus de 30 000 travailleurs dans les domaines de la santé et de l’éducation, dénonce aussi les nouvelles mesures de la Saskatchewan.

L’approche du gouvernement ne parvient pas à mettre en œuvre les règlements de base pour freiner la propagation du virus. Fermer les salons de chicha et les bars n’est pas suffisant, affirme la présidente de la division saskatchewanaise du SCFP, Judy Henley.

Cette dernière souligne que les éclosions survenues dans les communautés d'Estevan, d'Esterhazy et d'Indian Head prouvent que les petites municipalités ne sont pas immunisées contre le virus. Le SCFP demande aussi que le port du masque soit obligatoire partout dans la province.

Avec les informations de CBC

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