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Une famille conteste en justice un héritage de 1,5 million de dollars à la SPCA

Une statue aux yeux bandés tient une balance sous le toit en verre du palais de justice à Vancouver.

Gina Hancock pense que sa tante n’a jamais voulu donner plus d’argent à la SPCA qu’aux membres de sa famille.

Photo : Radio-Canada / Peter Scobie

Radio-Canada

Une famille de Vancouver se rendra en justice afin de contester un héritage de près de 1,5 million de dollars que l’organisme de protection pour les animaux SPCA est en voie de recevoir, selon le testament d’une membre de la famille décédée.

Eleena Murray a rédigé une note manuscrite le jour de son 99e anniversaire, en mai 2017, pour limiter la part qu’elle léguait à la SPCA à 100 000 $, assure sa nièce, Gina Hancock.

Cinq mois plus tard, Eleena Murray mourait sans avoir changé son testament, ce qui permettrait à la SPCA d’obtenir 1,46 million de dollars, soit l’équivalent de près de 80 % du montant obtenu par la vente de sa propriété dans le quartier Point Grey, évalué à près de 2 millions de dollars.

Elle voulait remettre une partie de sa fortune à la SPCA, mais pas 1,5 million de dollars, dit sa nièce. En 2003, dans son testament original, Eleena Murray souhaitait remettre ce qu’il resterait de sa succession à l’organisme, explique-t-elle.

Le résidu de la succession est l'argent qui demeure une fois que les actifs du défunt ont été liquidés et que toutes les dépenses, les dettes et distributions sont payées.

Dans le cas de Mme Murray, ce montant a grimpé en flèche l’année précédant sa mort en même temps que grimpait la valeur de sa maison rue Collingwood, sans pour autant que le montant de l’héritage prévu pour les proches ne change.

Gina Hancock pense que sa tante n’a jamais voulu donner plus d’argent à la SPCA qu’aux membres de sa famille.

Début du procès en janvier

De son côté, la SPCA de la Colombie-Britannique assure que le tribunal est le meilleur endroit pour déterminer si la note manuscrite de Mme Murray est valide dans ce que l’organisme considère comme une situation difficile pour toutes les parties, écrit-elle dans une déclaration.

Gina Hancock estime cependant que l’organisme fait preuve de cupidité en souhaitant contester les derniers vœux de sa tante.

Plusieurs membres de la famille affirment que la note manuscrite, non signée, sans date et sans témoins, représente le dernier testament de Mme Murray. Ils s’appuient sur cette note et sur une rencontre qu’elle a eue avec deux amis le jour de son 99e anniversaire en mai 2017, à un moment où elle avait des problèmes de santé mentale, indique la SPCA.

Selon l’organisme, Eleena Murray a légué 440 000 $ à différents membres de la famille.

Gina Hancock affirme cependant que deux exécutrices testamentaires ont été témoins du moment où Eleena Murray a rédigé sa note et ont toutes deux signé une déclaration sous serment pour certifier la véracité de cette histoire.

L’avocat en planification successorale Sukhminder Virk conseille habituellement à ses clients de déterminer un montant d’argent fixe à léguer aux organismes caritatifs lorsqu'ils écrivent leur testament.

En léguant à une partie le résidu de la succession, ça leur donne un avantage sur le reste de la succession, dit-il. Il propose donc de laisser un chèque avec un montant défini plutôt que de laisser un pourcentage de la fortune.

Le procès qui opposera la SPCA aux membres de la famille d’Eleena Murray devrait débuter le 25 janvier 2021.

Avec les informations de Karin Larsen

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