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Un investissement autochtone de 1 G$ dans Keystone XL

Des centaines tuyaux de pipeline empilés à l'extérieur

Le permis du pipeline Keystone XL a été annulé par le président Joe Biden.

Photo : La Presse canadienne / Alex Panetta

Une coalition de Premières Nations de l’Alberta et de la Saskatchewan, Natural Law Energy, a signé un accord avec l'entreprise TC Énergie pour acquérir jusqu’à 1 milliard de dollars d’intérêts dans le projet de pipeline Keystone XL.

Les deux entités avaient annoncé un protocole d’entente en septembre, mais n’avaient pas révélé les détails de l’accord.

Selon le communiqué de TC Énergie publié mardi, l’investissement autochtone sera finalisé au troisième trimestre de l’année prochaine, si les Premières Nations arrivent à obtenir le financement nécessaire.

L’accord prévoit également la possibilité pour Natural Law Energy d’acquérir une participation financière dans d’autres projets de TC Énergie. D’après les informations partagées par la compagnie lors de sa présentation aux investisseurs, il s’agirait toutefois de projets connexes à Keystone XL comme le terminal en construction à Hardisty en Alberta.

Réactions positives

C’est un moment historique pour les Premières Nations et TC Énergie. Cela va profiter aux générations futures, a affirmé le président de Natural Law Energy et chef de la Première Nation Nekaneet, Alvin Francis.

Le groupe est constitué des Premières Nations de Nekaneet et d'Ermineskin, en Saskatchewan, de la Première Nation de Montana, de la Tribu de Louis Bull et de la Première Nation crie de Saddle Lake, en Alberta.

Le premier ministre de l’Alberta, Jason Kenney, a également qualifié l’entente d’historique et de modèle de partenariat entre les groupes autochtones et l’industrie énergétique.

Ce partenariat met en lumière le désir croissant des Autochtones d’apporter des emplois et de la richesse dans leur communauté grâce à un développement responsable des ressources énergétiques du Canada , a indiqué M. Kenney dans un communiqué.

Le gouvernement albertain a lui-même investi 1,5 milliard de dollars dans Keystone XL ainsi que 6 milliards de dollars en garantie de prêts pour permettre au projet d’avoir les fonds nécessaires à sa poursuite.

Un argument pour convaincre Joe Biden

La compagnie affirme vouloir appliquer le même type d'accord à d'autres communautés autochtones situées sur le tracé du projet.

Selon le vice-président aux oléoducs, Bevin Wirzba, TC Énergie est sur le point de conclure d’autres ententes avec des Premières Nations au Canada et aux États-Unis.

Une carte du Canada et des États-Unis. Une ligne verte relie Hardisty, en Alberta, à Steele City, au Nebraska. Une ligne noire relie quant à elle Hardisty à Houston et Port Arthur, au Texas.

En vert, le tracé du nouveau pipeline Keystone XL proposé qui relierait l'Alberta au golfe du Mexique, et en gris, le tracé du pipeline existant.

Photo : Radio-Canada

Il a ajouté, lors de la présentation aux investisseurs, que ces partenariats sont un bon argument pour assurer le futur du projet de pipeline.

L’élection de Joe Biden à la présidence des États-Unis a en effet créé un climat d’incertitude autour du projet en élaboration depuis 12 ans. Le président désigné a promis d’annuler le permis du projet de pipeline.

M. Wirzba a toutefois voulu rassurer les investisseurs en indiquant que sa compagnie avait travaillé avec de nombreux gouvernements au fil des ans et qu’elle avait excédé toutes les exigences réglementaires.

TC Énergie affirme que le pipeline sera en fonction en 2023. La compagnie pense pouvoir regagner l’intégralité de la propriété du projet en 2024.

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