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Le président Donald Trump et Mike Pompeo à la Maison-Blanche (archives)

Le président des États-Unis, Donald Trump, et son secrétaire d'État Mike Pompeo (à gauche), à la Maison-Blanche (archives)

Photo : Reuters / Leah Millis

Radio-Canada

Le New York Times a révélé lundi que le président Donald Trump a demandé à ses principaux conseillers quelles étaient les options d’une attaque contre l’Iran lors d’une réunion jeudi à la Maison-Blanche.

Cependant, les conseillers ont dissuadé M. Trump d’une telle attaque, qui risque de dégénérer en un conflit d’envergure au cours des dernières semaines de son règne.

Selon le quotidien new-yorkais, qui cite quatre responsables actuels et anciens, la réunion s’est tenue le lendemain de la déclaration de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) selon laquelle l’Iran a augmenté son stock d’uranium faiblement enrichi.

D'après l’AIEA, le stock d’uranium faiblement enrichi de l’Iran est 12 fois supérieur à ce qui était autorisé par l’accord nucléaire abandonné par M. Trump en 2018.

En plus des conseillers, le vice-président Mike Pence, le secrétaire d'État Mike Pompeo, Christopher C. Miller, le secrétaire à la Défense par intérim et le général Mark A. Milley étaient présents à la réunion.

Selon les responsables cités par le journal, après que M. Pompeo et le général Milley ont décrit les risques d'escalade militaire, les responsables ont quitté la réunion en pensant qu'une attaque de missiles à l'intérieur de l'Iran n'était pas envisageable.

Le président Trump pourrait encore chercher des moyens de frapper des intérêts et des alliés iraniens, notamment les milices en Irak, selon les responsables.

Selon le New York Times, une frappe contre l’Iran pourrait rendre la tâche du président désigné Joe Biden beaucoup plus difficile pour relancer l'accord nucléaire iranien, comme il s'y est engagé lors de la campagne électorale.

Depuis le limogeage du secrétaire à la Défense Mark Esper et d'autres hauts collaborateurs du Pentagone la semaine dernière, des responsables de la sécurité nationale se sont dits inquiets, en privé, d’opérations, ouvertes ou secrètes, lancées contre l'Iran ou d'autres pays par M. Trump d'ici la fin de son mandat.

Le New York Times rappelle qu’à la fin du mandat de George W. Bush en 2008, une attaque contre l’Iran était également débattue à la demande d’Israël. Le président Bush n’a pas donné son accord, mais grâce à une collaboration étroite entre les deux pays, une cyberattaque contre la centrale de Natanz a détruit 1000 centrifugeuses, selon le New York Times.

Avec les informations de New York Times

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