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Fort McMurray recense le plus bas inventaire de maisons sur le marché depuis 13 ans

Une affiche « À vendre » devant une maison.

En 2014, une maison unifamiliale moyenne se vendait à 737 000 $ à Fort McMurray. En 2020, elle se vend 501 000 $.

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Radio-Canada

Avec 388 inscriptions actives, Fort McMurray a enregistré en octobre, le plus bas inventaire de propriétés résidentielles sur le marché depuis 13 ans. Il s'agit d’une baisse de 38 % comparativement aux 628 propriétés en vente à pareille date l’an dernier.

Melanie Galea, agente immobilière pour RE/MAX dit qu’il y a plusieurs raisons à la baisse des inscriptions. Elle cite, entre autres, l’arrivée de l’hiver et le fait qu’il y ait moins de faillites sur le marché en raison des tribunaux qui fonctionnent au ralenti durant la pandémie.

Par ailleurs, certains de ses clients lui ont confié qu’ils n’avaient pas les moyens de vendre en raison de la faible valeur de leur propriété.

En 2014, une maison unifamiliale moyenne se vendait à 737 000 $ à Fort McMurray. En 2020, elle se vend à 501 000 $.

Pour de nombreuses personnes, la valeur de leur maison est inférieure à celle de leur prêt hypothécaire, ce qui oblige les vendeurs potentiels à garder leur propriété hors du marché, explique Tom Albrecht, agent immobilier de RE/MAX First à Fort McMurray et Calgary.

Il ajoute que d’autres hésitent à vendre, ayant bon espoir que les prix remonteront.

Tom Albrecht a une liste de quelques centaines de personnes qui ont envisagé de vendre leur maison au cours des six dernières années, mais qui ont changé d'avis après avoir obtenu une évaluation de leur propriété.

Katherine Barbour se trouve dans cette situation. Elle a acheté une maison de trois chambres en 2014 pour 610 000 $. La dernière évaluation de sa propriétié s’élevait à 433 000 $. Cela donne mal au cœur, a-t-elle déclaré.

Tant que le marché ne se redressera pas, dit-elle, il lui sera impossible de vendre. Nous pourrions très bien rester ici 10 ans de plus, car nous n'avons pas les moyens de vendre.

Son mari et elle possèdent également une maison mobile qu’ils ont essayé de vendre à plusieurs reprises, sans perdre de l’argent, mais sans succès.

Ann-Marie Lurie, économiste en chef de l'Alberta Real Estate Association, voit pour sa part le faible inventaire d’un bon œil pour le marché du logement en difficulté depuis plusieurs années à Fort McMurray.

Elle croit notamment que cela permettra de stabiliser les prix des propriétés.

Ce marché est aux prises avec une offre trop importante par rapport à la demande depuis un certain temps, indique-t-elle. Si cela continue, on pourrait voir une modeste amélioration du niveau des prix.

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