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L'opposition réclame plus de soutien pour les petites entreprises albertaines

Une employée les mains protégées par des gants bleus applique du désinfectant sur les poignées d'une machine d'exercice dans une salle de sport.

La semaine dernière, le gouvernement albertain a annoncé la fermeture des salles de sport pour une durée de deux semaines.

Photo : iStock / Neptune Stocks

L'opposition néo-démocrate de l'Alberta demande au gouvernement provincial de renforcer ses mesures de soutien pour aider les petites entreprises à faire face à la deuxième vague de COVID-19 et aux nouvelles restrictions sanitaires.

Selon la chef du Nouveau Parti démocratique, Rachel Notley, le gouvernement de Jason Kenney n’en fait pas assez pour aider les petites entreprises, dont beaucoup peinent à garder la tête hors de l'eau depuis le début de la pandémie.

La situation actuelle est désastreuse, a-t-elle déclaré en conférence de presse lundi.

Le NPD réclame entre autres que la province triple la subvention pour la relance des petites et moyennes entreprises, ce qui permettrait aux entreprises admissibles de recevoir chacune 10 000 $, soit 5000 $ de plus.

L’opposition demande aussi d'égaler le programme de l’Aide d’urgence du Canada pour le loyer commercial afin que les petites entreprises puissent continuer à payer leur loyer, si elles sont obligées de fermer leurs portes.

On doit agir maintenant pour protéger les petites entreprises et les emplois qui l'accompagnent.

Rachel Notley, chef du NPD

Le NPD demande également à la province de rétablir l'interdiction d'expulsion pour les entreprises jusqu'au mois d'avril et l'arrêt de l'interruption des services d'utilité publiques durant les six prochains mois.

Il souhaite aussi que le gouvernement soutienne des lignes de crédit à faible taux d'intérêt et une diminution de 50 % des frais d’assurance pour les petites entreprises jusqu’au 30 juin 2021.

Des entreprises à bout de souffle

Chantelle Beasley est propriétaire des salles de sport Aradia Fitness, dans la région d'Edmonton.

Elle dit que ses revenus ont diminué de 90 % et qu'elle a accumulé 90 000 $ de dettes depuis le début de la pandémie. Elle craint de perdre son entreprise si de nouvelles restrictions sont annoncées : On n'a pas besoin de plus de prêts ni de plus de dettes.

Nous aurons besoin d'une subvention complète pour payer notre loyer ainsi qu'un gel des frais d'assurance et des frais des services d'utilité publique, explique l’entrepreneuse.

Mme Beasley n'est pas la seule dans cette situation. Un récent sondage effectué par la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) révèle que 53 % des entreprises albertaines sondées affirment que leurs ventes ont diminué à cause de la deuxième vague de la pandémie.

Selon Anthony Bertrand, propriétaire d’une crêperie ambulante au marché fermier Bountiful d’Edmonton, si la situation ne s’améliore pas, il pourrait perdre son gagne-pain d’ici six mois.

Il aimerait lui aussi obtenir plus d’aide pour payer son loyer, qui représente sa plus grande dépense.

Chaque jour de travail, on se demande si on a fait assez pour payer le loyer, dit-il.

Il faudrait avoir une aide plus généralisée.

Anthony Bertrand, entrepreneur

Dans un courriel, le ministre de l'Économie, de l'Emploi et de l'Innovation, Doug Schweitzer, affirme que la province prévoit de modifier la subvention provinciale de relance pour les petites entreprises afin de mieux les aider à faire face à la crise.

Elle pourrait abaisser le seuil d'admissibilité des entreprises pour la subvention et permettre à 16 000 entreprises qui en ont déjà bénéficié de postuler pour une deuxième aide financière.

Avec les informations de Mirna Djukic

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