•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le couvent des Servantes du Très-Saint-Sacrement ferme ses portes

Le couvent des Servantes du Très-Saint-Sacrement à Chicoutimi.

Le couvent des Servantes du Très-Saint-Sacrement fermera ses portes le 15 décembre.

Photo : Radio-Canada / Steeven Tremblay

Après 120 ans de présence à Chicoutimi, la communauté des Servantes du Très-Saint-Sacrement quitte la région. Les six dernières religieuses de la congrégation, toutes Vietnamiennes, partiront le 15 décembre, ce qui marquera la fermeture du pittoresque couvent.

Deux d’entre elles rentreront au Vietnam, alors que les quatre autres iront vivre à la maison générale de Sherbrooke.

Le bâtiment et sa chapelle de la rue Saint-Sacrement, reconnus pour la splendeur de leur architecture, seraient sur le point d’être vendus. La maison-mère ne veut cependant pas révéler l'identité de l'acquéreur pour l’instant.

Le bâtiment est déjà requis, mais tout reste confidentiel. La transaction n’est pas encore conclue , a fait savoir l’assistante de la supérieure au généralat de Sherbrooke, Sœur Claire Duchesne, qui confirme la fermeture des lieux dans un mois.

Il s’agit d’une page qui se tourne pour cette communauté d’origine française dont les bases canadiennes ont été jetées à Chicoutimi au début du 20e siècle. Les Servantes du Très-Saint-Sacrement avaient leurs assises à Angers, en France, mais l’adoption de la Loi de Combes, qui ordonnait l’éviction de toutes les congrégations religieuses et la liquidation de leurs biens, a forcé leur départ.

Les religieuses ont d’abord élu domicile sur la rue Racine, à Chicoutimi, et ont entamé la construction de leur couvent sur la rue Saint-Sacrement en 1903. La chapelle, dont l’intérieur recèle un cachet unique, a suivi en 1905. Elle a toutefois été restaurée en 1953 pour arborer le style qu’on lui connaît aujourd’hui, vue de l’extérieur. L’ensemble a été cité patrimonial par Saguenay.

La porte du couvent des Servantes du Très-Saint-Sacrement.

Le couvent des Servantes du Très-Saint-Sacrement a été cité patrimonial par Saguenay.

Photo : Radio-Canada / Steeven Tremblay

Maison des sans-abri

Au cours des dernières années, les religieuses ont mis leur bâtiment en vente à quelques reprises, mais ont refusé toutes les offres d’achat reçues. L’Office municipal d’habitation Saguenay-Le Fjord a offert 1,2 million de dollars pour l’immeuble. Les Servantes du Très-Saint-Sacrement ont écarté la proposition. Il était alors question d’un projet visant à relocaliser la Maison d’accueil pour sans-abri, aux prises avec un besoin d’espaces et de locaux mieux adaptés à ses besoins.

Le directeur général, Michel Saint-Gelais, n’a pas entendu parler de ce projet depuis le refus de l’offre par la communauté il y a quelques mois. Il ignore si les partenaires au dossier, l’OMH et le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean ont relancé les pourparlers.

Une chose est sûre, Michel Saint-Gelais verrait très bien son organisme élire domicile entre les murs de l'édifice situé au centre-ville, près du Conservatoire de musique et de l'ancienne prison.

Nous on a toujours dit qu’on ne voulait pas un pavillon d’accueil, mais bien une maison d’accueil , note-t-il, ajoutant que la mission de son organisme cadre avec celle des communautés religieuses : venir en aide aux démunis.

Après vérification auprès du cabinet de la mairesse Josée Néron, la Ville n’a pas de projet pour l’immeuble, dont l’évaluation municipale totalise 2,6 millions $. On ne connaît pas, non plus, l’ampleur des travaux nécessaires à la mise aux normes du monastère centenaire à la toiture métallique typique.

Les Servantes du Très-Saint-Sacrement, très peu nombreuses aujourd’hui, admettent qu'elles n'ont plus les moyens de supporter leur couvent de Chicoutimi.

Un groupe de citoyens désireux de préserver le bâtiment patrimonial a d’ailleurs lancé une campagne de financement au cours de la dernière année pour tenter de préserver l’immeuble. Les sœurs ont finalement décidé de mettre la clé sous la porte.

Le couvent des Servantes du Très-Saint-Sacrement a accueilli jusqu’à 50 religieuses à une certaine époque. Aujourd’hui, il ne reste que deux sœurs québécoises issues de cette congrégation à Chicoutimi. Elles logent à l’infirmerie des Sœurs du Bon-Conseil, leur communauté d’accueil.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !