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COVID-19 : des patients pourraient bientôt être transférés aux soins intensifs à Québec

L'urgence de l'hôpital de Chicoutimi.

L'entrée de l'urgence de l'hôpital de Chicoutimi.

Photo : Radio-Canada / Lynda Paradis

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Même si le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean affirme toujours que la situation est sous contrôle, des patients hospitalisés pour la COVID-19 qui nécessitent un transfert aux soins intensifs pourraient bientôt être envoyés vers une unité à Québec, si celle de Chicoutimi déborde.

Pour l'instant, huit des 12 lits dédiés aux soins intensifs à l'hôpital de Chicoutimi sont occupés.

La possibilité de transférer des patients à Québec a été évoquée dans une note de service, obtenue par Radio-Canada, envoyée lundi par la directrice des services professionnels (DSP), la Dre Marlène Landry. Le document intitulé Admission aux soins intensifs COVID a été acheminé à tous les médecins du CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean, ainsi qu'à tous les gestionnaires.

Le contexte de pandémie actuel fait en sorte que le manque de ressources humaines est très important. L'hôpital de Chicoutimi tente par tout les moyens d'augmenter la capacité hospitalière en soins intensifs pour les patients atteints de la COVID-19, tout en tenant compte de ses missions régionales et suprarégionales en spécialités, peut-on lire dans le document.

Depuis le début de la deuxième vague, l'hôpital de Chicoutimi compte 142 résultats positifs parmi ses employés, dont 15 de plus dans le bilan de lundi.

L'équilibre est très fragile et le Centre d'optimisation d'occupation de lits de soins intensifs (COOLSI) est informé de la situation au quotidien. Il pourrait donc arriver qu'en appelant le COOLSI, on vous informe que le patient doit être transféré dans une unité de soins intensifs COVID positif à Québec, est-il écrit aussi dans cette note.

Selon les données publiées lundi par le CIUSSS, il y a actuellement 40 personnes hospitalisées, dont neuf aux soins intensifs. Il s'agit de deux sommets. À titre de comparaison, le 6 novembre dernier, 19 personnes étaient hospitalisées, dont une seule aux soins intensifs.

Selon Romane Le Gallou, du service des communications du CIUSSS, la situation est toujours sous contrôle. C'est du moins ce qu'elle a indiqué lors d'une entrevue accordée en fin d'après-midi, lundi. On a une capacité de 55 lits à travers la région, donc à Chicoutimi et à Alma. On est à 23 sur 33 lits disponibles à Chicoutimi, 8 sur 12 aux soins intensifs, toujours à Chicoutimi, puis neuf sur 10 lits à Alma. Dans le cas où on aurait une augmentation du nombre d'hospitalisations dans la région, pour les deux secteurs confondus, il serait possible d'ouvrir davantage de lits dans nos centres hospitaliers.

Même si la note de la Dre Landry avise les médecins et les gestionnaires qu'une telle éventualité est possible, pour l'instant, le CIUSSS indique qu'il n'y a pas de transferts prévus.

Actuellement, on ne fait pas de transferts à l'extérieur de la région et si on en faisait, ce serait seulement pour des lits de soins intensifs. Pour ça, il faudrait que notre taux d'occupation dépasse 100 %, donc plus de 12. On est à huit aujourd'hui. Il y a différents scénarios encore là qui sont analysés, mais il n'est pas prévu à court terme qu'on déplace des patients dans d'autres régions, a poursuivi Romane Le Gallou, en reconnaissant que pour les soins intensifs, une collaboration avec d'autres régions est envisagée.

Advenant un débordement des personnes hospitalisées, mais pas en soins intensifs, la première étape envisagée serait de transférer des patients d'Alma vers Chicoutimi, le temps d'augmenter la capacité.

D'après une entrevue de Jean-François Coulombe

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