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La sécurité des piétons, un problème sans fin

Feu de signalisation pour piétons.

Selon l'ICBC, environ 2400 piétons ont été blessés en 2019 après une collision avec une voiture.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Lamic

Avec la baisse de la luminosité, les piétons doivent redoubler de prudence en traversant un passage pour piétons. Le problème est en fait pris à l’envers, selon une spécialiste, qui déplore un manque d'information chez les automobilistes et les responsables de la sécurité routière.

En octobre dernier, une vidéo (Nouvelle fenêtre) publiée par la police de Vancouver sur Twitter sur le thème de la sécurité des piétons a été vivement critiquée par des internautes. Ces derniers déploraient notamment le message des forces de l’ordre, qui blâment les victimes d’accidents de ne pas assurer leur propre sécurité.

Les commentaires en réponse à la vidéo suggèrent que la police devrait davantage se concentrer sur le comportement des automobilistes ou repenser la conception des rues pour améliorer la sécurité routière.

Un seul véhicule descend la rue Granville.

L'angle des rues Robson et Granville de Vancouver est habituellement traversé par de nombreux véhicules et piétons.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Ce point de vue est aussi celui de Kay Teschke, une experte en sécurité des transports et professeure à l'École de démographie et de santé publique à l'Université de la Colombie-Britannique (UBC).

C’est comme demander à une personne de porter un gilet pare-balles au cas où quelqu’un se ferait tirer dessus, ça n’a pas de sens.

Kay Teschke, professeure à l'École de démographie et de santé publique, UBC

De son côté, la police de Vancouver dit avoir voulu offrir des conseils aux automobilistes.

En 2019, l’assureur automobile public ICBC affirmait que le nombre de blessures doublait chez les piétons entre les mois d’octobre et de janvier. Environ 1200 personnes sont blessées durant les mois d’automne, comparativement à 670 entre les mois de mai et d'août.

La majorité des collisions se produisent au moment où le piéton traverse une rue, à la hauteur d’une intersection. Selon Mme Teschke, il est essentiel que les automobilistes soient plus vigilants sur les routes et adaptent également leur conduite aux conditions météorologiques.

Je pense que c’est un élément que les conducteurs ont oublié depuis longtemps. Quand il pleut, quand il fait nuit ou qu’il neige, il faut conduire plus lentement, rappelle-t-elle.

Toutefois, l’experte affirme que les villes de la Colombie-Britannique doivent se concentrer sur l’aménagement des rues pour améliorer la sécurité routière. Elle suggère entre autres la multiplication des voies pour les vélos ou le changement des couleurs aux feux de passage.

Une femme qui va traverser une rue.

Selon Mme Teschke, le comportement des automobilistes joue pour beaucoup dans les collisions avec les piétons et les cyclistes.

Photo : Radio-Canada / David Horemans

Il y a beaucoup à faire pour repenser l’aménagement des rues pour les piétons, affirme Mme Teschke.

De son côté, la Ville de Vancouver affirme que le taux global d’accidents chez les piétons pour 100 000 habitants a diminué depuis 2011 en raison de l’augmentation croissante du nombre d’habitants.

Selon Winston Chou, responsable de la gestion du trafic à la Ville de Vancouver, l'aménagement des rues n’est pas la seule origine du problème et il faut prendre en compte le comportement et la culture .

En matière de sécurité et de sécurité routière, je pense qu’il est de notre responsabilité à tous d’assurer notre sécurité et celle des autres. Il y a des règles de la route que nous devons tous suivre, conclut M. Chou.

Avec les informations d'Eva Uguen-Csenge

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