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COVID-19 : confinement prévu au Nunavut qui dénombre maintenant 26 cas

Le premier ministre du Nunavut, Joe Savikataaq, lors d'un point de presse à l'Assemblée législative.

Le premier ministre du Nunavut, Joe Savikataaq, a annoncé lundi après-midi un confinement territorial.

Photo : Radio-Canada / Matisse Harvey

Les autorités sanitaires du Nunavut annoncent la mise en œuvre d’un confinement complet à compter de mercredi après que l’épidémie de COVID-19 a atteint ce territoire du Grand Nord.

Le territoire a enregistré une augmentation importante du nombre de cas de COVID-19, qui est passé de 8 à 26 en l’espace de 48 heures.

La semaine a été difficile, a admis le premier ministre du Nunavut, Joe Savikataaq, lundi.

La grande majorité des cas se trouvent à Arviat, où il y a maintenant de la transmission communautaire.

À l’heure actuelle, il y a 2 cas actifs à Sanikiluaq, 4 autres, à Rankin Inlet, et 20, à Arviat.

Arviat est située dans le sud du Nunavut.

Arviat est une communauté d'environ 2500 habitants située dans la région de Kivalliq, au Nunavut.

Photo : Radio-Canada

Confinement territorial

En point de presse, le médecin hygiéniste en chef, Michael Patterson, a qualifié pour la première fois d' épidémie la situation sanitaire au territoire.

Nos recherches nous laissent craindre que la COVID-19 ne puisse se répandre dans d’autres communautés, ce qui explique la raison pour laquelle nous mettons en place un confinement territorial avec des restrictions similaires à ce que nous avons vu en mars et en avril, a déclaré le Dr Patterson.

En vertu de ce confinement, tous les commerces non essentiels et les écoles fermeront leurs portes à compter de mercredi. L’apprentissage scolaire se fera donc à distance.

Les rassemblements extérieurs et intérieurs passeront à cinq personnes, mais cela exclut les résidents du logement concerné.

Les centres de santé et l’Hôpital général de Qikiqtani, à Iqaluit, ne seront ouverts que pour les urgences médicales.

La façade de l'hôpital.

Iqaluit est la seule communauté du Nunavut a disposer d'un hôpital.

Photo : Radio-Canada / Matisse Harvey

Les déplacements non essentiels sont fortement déconseillés.

Notre [objectif] est d’arrêter la transmission [et] de protéger le plus de personnes.

Michael Patterson, médecin hygiéniste en chef du Nunavut

Depuis la fin du mois de mars, les habitants du Nunavut doivent effectuer une quarantaine de 14 jours dans un centre d’isolement du sud du pays pour entrer au territoire.

Le gouvernement croit que les premiers signes de transmission de la COVID-19 proviennent des deux centres d’isolement de Winnipeg.

Ressources limitées

Cette épidémie est un coup dur pour le Nunavut, où les ressources médicales sont limitées. Seule la capitale, Iqaluit, dispose d’un hôpital. Les 24 autres communautés ont plutôt des centres de soins de santé.

Toutes les équipes d’intervention rapide disponibles ont été déployées dans les trois collectivités touchées.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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