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L'Ontario ne compte pas actuellement prolonger les vacances du temps des fêtes

Le congé du temps des fêtes est prévu du 21 décembre au 4 janvier dans les écoles publiques de la province.

Certains experts pensent que la prolongation du congé scolaire des fêtes pourrait aider à freiner la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Mugoli Samba

Le ministère de l’Éducation de l’Ontario ne songe pas à prolonger les vacances de Noël pour l'instant, même si l’option est présentement à l’étude au Québec comme mesure pour ralentir la propagation de la COVID-19.

Nous n'envisageons actuellement pas de modifier le calendrier de l'année scolaire pour 2020, écrit Ingrid Anderson, porte-parole du ministère de l’Éducation de l’Ontario.

Le congé du temps des fêtes est prévu du 21 décembre au 4 janvier dans les écoles de la province.

Notre objectif demeure de faire tout ce que nous pouvons pour assurer la sécurité des élèves et des éducateurs, tout en gardant les écoles ouvertes et les élèves à l’école en personne, ajoute Mme Anderson. Nous continuerons de suivre les conseils de santé publique pour garantir des environnements scolaires sécuritaires.

Le ministre de l'Éducation, Stephen Lecce, en conférence de presse avec le premier ministre à l'Assemblée législative mardi.

Selon Doug Ford, le ministre de l'Éducation, Stephen Lecce, doit dévoiler « un plan pour le temps des fêtes » sous peu.

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Mme Anderson n’a pas répondu aux questions de Radio-Canada concernant l’horaire du mois de janvier, qui découle du calendrier 2021.

En point de presse lundi, le premier ministre Doug Ford a annoncé que le ministre [de l’Éducation] doit annoncer un plan pour le temps des fêtes, et je crois qu’il va bien fonctionner.

Garder son enfant à la maison pendant quelques jours

À Hamilton, région présentement en zone rouge, selon la province, Johana Vasquez craint le retour en classe de sa fille de 5 ans. Son époux et elle ont décidé de ne pas visiter de famille ou d’amis lors de leurs vacances pour éviter les risques, mais on ne peut pas contrôler le choix des autres personnes, dit-elle.

Johana Vasquez dans sa voiture.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Johana Vasquez songe à garder sa fille de 5 ans à la maison pendant les premiers jours d'école au retour du congé du temps des fêtes.

Photo : Source : Johana Vasquez

On ne sait pas si les autres vont aller visiter la famille, s'ils vont être en contact avec plus de monde, dit-elle. Donc au retour, c’est quelque chose qui nous inquiète : envoyer ma petite après le 4 janvier, parce que je ne sais pas si ces gens-là auront pris les précautions qu'on va prendre.

Mme Vasquez songe à prendre quelques jours de congé en janvier pour garder sa fille à la maison.

Je pense que c'est une bonne idée de prendre une semaine après la fin des fêtes pour voir s’il y a des symptômes ou pas, ajoute-t-elle.

Le Conseil ontarien des directions de l'éducation s’inquiète

Le Conseil ontarien des directions de l'éducation (CODE) craint que le temps des fêtes puisse poser un risque de propagation de la COVID-19 dans les écoles.

Des enfants marchent à la file dans l'enceinte d'une école de Toronto.

Les élèves ontariens doivent respecter toute une série de protocoles sanitaires depuis la rentrée scolaire.

Photo : CBC / Evan Mitsui

Lors d’une réunion tenue il y a trois semaines, un groupe de directeurs a suggéré au ministère de l’Éducation que les cours de la semaine du 4 au 8 janvier soient tenus de façon virtuelle.

Des directeurs ont soulevé l’inquiétude d’un possible risque plus élevé la semaine après le congé, à cause de l’augmentation probable de rassemblements liés à Noël et au Nouvel An, explique Tony Pontes, directeur du CODE.

M. Pontes n’a pas encore obtenu de réponse du ministère de l’Éducation, mais il reconnaît que la prise d’une telle décision serait très complexe.

Jennifer Brown, présidente d’Elementary Teachers of Toronto, dit être en faveur de pratiques assurant la sécurité des élèves et des enseignants. Elle croit par contre qu’un virage virtuel pour tous n’est pas la meilleure option pour les élèves.

[Mais] je soutiens l'idée de garder les gens en sécurité, ajoute-t-elle. Et si ça veut dire une semaine additionnelle sans école, qu’il en soit ainsi. Parce que, sinon, ça va causer plus de problèmes avec le déploiement de ce plan échoué par le gouvernement.

Anne Vinet-Roy accorde une entrevue via téléconférence.

Anne Vinet-Roy est la présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO).

Photo : Radio-Canada

La vice-présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens, Anne Vinet-Roy, croit qu’il est trop tôt de se prononcer sur une situation hypothétique.

Ceci étant dit, il est certain que l’AEFO demeure très préoccupée par le nombre de cas dans la province de l’Ontario et continue de suivre de près la situation en ce qui a trait à l’impact sur la santé et la sécurité des élèves et du personnel, ajoute-t-elle.

Un épidémiologiste se prononce

Un congé des fêtes prolongé ou une première semaine alternée permettrait aux élèves et aux enseignants de demeurer à la maison et de ralentir la propagation de la COVID-19 dans les écoles, croit Nitin Mohan, un épidémiologiste et professeur à l’Université Western.

Mais l’expert croit que la mesure seule ne serait pas suffisante.

« Gardons-nous les enfants à la maison pour une durée prolongée tout en gardant les bars, gyms et restaurants ouverts? J’espère que ce ne soit pas le cas. »

— Une citation de  Nitin Mohan, épidémiologiste et professeur à l’Université Western

L'épidémiologiste croit aussi que la province doit tenir compte de la santé mentale des élèves. Le changement de routine pendant une année déjà tumultueuse pourrait être nuisible, ajoute-t-il.

Avec les informations de Myriam Eddahia et de Trevor Dunn

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