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Des avocats internationaux proposent une charte pour protéger les journalistes

Gros plan de l'ancien ministre fédéral de la Justice, Irwin Cotler.

L'ancien ministre fédéral de la Justice, Irwin Cotler, a dirigé un groupe d'experts en droit international.

Photo : Radio-Canada / Graham Hughes

Radio-Canada

Une coalition d’avocats internationaux, dirigée par l’ancien procureur général du Canada Irwin Cotler et la Britannique Amal Clooney, réclame la rédaction d’une charte afin de protéger les droits des journalistes emprisonnés dans un monde où les menaces à la liberté de la presse sont grandissantes.

L'ancien ministre libéral de la Justice Irwin Cotler et un groupe d’avocats ont présenté cette recommandation lors de la deuxième Conférence mondiale sur la liberté de la presse, co-organisée par le Canada et le Botswana. Pandémie oblige, la conférence se tient virtuellement par vidéoconférence, mais elle est dirigée depuis Ottawa.

Une charte pour protéger les journalistes

La charte renforcerait les obligations légales des États qui emprisonnent arbitrairement des journalistes. M. Cotler estime que cette nouvelle mesure est nécessaire parce que les présentes lois internationales, qui garantissent un accès diplomatique aux personnes emprisonnées dans un pays étranger, sont insuffisantes.

Nous nous rencontrons ainsi aujourd’hui pas seulement en raison de la pandémie de COVID-19, mais également à cause d’une pandémie politique caractérisée par une résurgence générale de l’autoritarisme, le recul des démocraties et l'augmentation des attaques contre la liberté des médias, où les menaces envers les journalistes, a déclaré M. Cotler.

Le panel d’experts juridiques a indiqué que la pandémie de COVID-19 donnait de l’élan aux gouvernements autoritaires en plus de présenter de nouveaux risques pour les journalistes.

Le rapport propose une nouvelle charte des droits des journalistes détenus et un nouveau code de conduite pour les gouvernements dont l’application sera confiée à un commissaire international nouvellement nommé, a précisé l’homologue britannique de M. Cotler, Amal Clooney.

Démocratie, désinformation et COVID-19

La conférence s’est ouverte à 9 h 30 ce matin et prendra fin à vers 16 h cet après-midi. L’événement, qui s’est amorcé sur une discussion entre experts juridiques sur la liberté de la presse, comprend également trois séances d’information sur des sujets spécifiques :

  • La liberté de la presse et la démocratie
  • La liberté de la presse et la désinformation
  • La liberté de la presse et la COVID-19

La première Conférence mondiale sur la liberté de la presse s’était soldée, en juillet 2019, par la signature par 37 États de l’Engagement mondial pour la liberté des médias. Ce document stipule que les signataires reconnaissent que la liberté des médias fait face à des menaces constantes partout dans le monde et qu’ils s’entendent pour lutter contre ces menaces, tant sur la scène locale qu’internationale.

Les signataires ont également formé une Coalition pour la liberté des médias qui comprend un Groupe de contact dont la responsabilité est de défendre la liberté de la presse par le biais de ses réseaux diplomatiques.

Ils se sont aussi dits favorables à la création d’un Fonds mondial pour la défense des médias qui appuiera les journalistes en détresse et couvrira leurs frais juridiques.

Les signataires de l'Engagement mondial pour la liberté des médias :

  • Afghanistan
  • Allemagne
  • Argentine
  • Autriche
  • Bulgarie
  • Canada
  • Costa Rica
  • Danemark
  • Estonie
  • États-Unis
  • Finlande
  • France
  • Ghana
  • Grèce
  • Honduras
  • Islande
  • Kosovo
  • Lettonie
  • Liban
  • Lituanie
  • Luxembourg
  • Macédoine du Nord
  • Maldives
  • Monténégro
  • Pays-Bas
  • République tchèque
  • Royaume-Uni
  • Serbie
  • Seychelles
  • Slovaquie
  • Slovénie
  • Soudan
  • Suisse
  • Ukraine
  • Uruguay
Avec les informations de La Presse canadienne

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