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La commande en ligne d'aliments a la cote au pays, selon un rapport

Un bac en plastique rempli de victuailles.

Le tiers des Canadiens s'est fait livrer son épicerie à la maison durant les derniers mois, selon le rapport.

Photo : Courtoisie SPUD

Radio-Canada

Les Canadiens ont commencé à commander davantage de produits d'épicerie et de plats à emporter en ligne, selon un rapport publié récemment.

Si certains ont recours à ces services parce qu’ils évitent de quitter leur foyer, d'autres sont attirés par la commodité de ces services.

Selon les experts, c’est une tendance qui pourrait perdurer après la fin de la crise de la COVID-19.

Un rapport de l'Université Dalhousie révèle que le tiers des Canadiens se sont fait livrer leurs emplettes à domicile dans les derniers mois. Aussi, plus d’un quart ont commandé des repas préparés à l’aide des applications de livraison.

Les ventes d'aliments en ligne sont devenues si populaires que, selon le rapport, les géants du commerce alimentaire investiront 12 milliards de dollars dans ce secteur au cours des cinq prochaines années.

Puisqu'il y a tellement d’investissements, c'est sûr qu’à long terme l'industrie va vouloir nous inciter à acheter en ligne, selon Sylvain Charlebois de l’Université Dalhousie.

Entre autres, la chaîne d'épicerie Loblaws a indiqué que ses ventes en ligne ont grimpé en flèche.

On parle quand même d’une augmentation de 280 % par rapport à l'an dernier, donc les gens qui ont découvert ce service-là l’ont adopté, et on pense que c’est là pour rester, explique Johanne Héroux, responsable des communications pour les Compagnies Loblaw.

Benoit Duguay, professeur au Département d'études urbaines et touristiques, ajoute que la pandémie n’a été qu’un catalyseur pour accélérer la transition vers de nouveaux modes de consommation.

Une fois la pandémie terminée, il y a des habitudes qui ont changé chez le consommateur qui vont demeurer. Parce qu'une fois qu'un consommateur a des habitudes, c'est très difficile de le faire changer, dit-il.

Avec cette transition, les experts croient que de nombreuses épiceries risquent d’être converties en magasins d’aubaines ou en centres de distribution qui serviront uniquement à remplir des commandes effectuées en ligne.

On parle de plusieurs milliards de dollars de ventes en magasin qui convergent vers la cybernétique. Nous, on calcule qu'il y a entre 300 et 400 magasins en trop sur le marché canadien, selon M. Charlebois.

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