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L’Eastside Culture Crawl se tiendra en ligne avec l'espoir que son public le suivra

Une affiche de l'Eastside Culture Crawl dans une gallerie d'art.

Cette année, l'Eastside Culture Crawl s'est élargi pour inclure une deuxième semaine afin de pouvoir répartir le nombre de participants sur plus de jours.

Photo : Radio-Canada / Maryse Zeidler

Radio-Canada

Le Festival Eastside Culture Crawl de Vancouver, qui permet aux artistes de faire découvrir leurs studios au public, a pris un virage numérique cette année pour s’adapter à la pandémie.

Il est possible de réserver sa place en ligne pour visiter en personne certaines galeries, alors que d’autres offrent des visites virtuelles.

Dans une galerie de fortune dans une zone industrielle d'East Vancouver, quelques artistes mettent la touche finale à leurs expositions. La grande salle en béton avec des baies vitrées est restée vide ces derniers mois, mais elle a maintenant pris vie avec des peintures, des sculptures et plus encore.

Pilar Mehlis est l'une des neuf artistes à louer l'espace, appelé Gallery George.

L'impact des œuvres sur certaines personnes ... vous pouvez le voir sur leurs visages lorsqu'ils entrent dans votre studio, a déclaré Mehlis, son visage s'éclairant.

C'est tellement satisfaisant.

L'artiste Pilar Mehlis.

L'artiste Pilar Mehlis regarde ses ornithropes - mi-humains, mi-hirondelles des falaises - avant le début du Vancouver Eastside Culture Crawl.

Photo : Radio-Canada / Maryse Zeidler

Le « Crawl » est l'un des moments les plus importants de l'année pour des artistes comme Mme Mehlis.

Normalement, des milliers de personnes parcourent les rues pour explorer les studios des artistes. Le festival est ainsi un rendez-vous annuel pour les artistes qui essaient toujours de perfectionner leur travail. Il s'agit aussi d'une source de revenus importante.

C'est drôle, quand on vend une pièce, on pense toujours, combien de mois de loyer est-ce que ça représente?

Une citation de :Pilar Mehlis, artiste

Mais cette année, comme c'est le cas pour presque tout dans la vie, la pandémie a tout changé.

Les artistes et les festivals apprennent rapidement à s'adapter à la nouvelle réalité de la COVID-19. Ils espèrent que les changements qu'ils apportent les garderont pertinents pour les milliers de clients qui les soutiennent chaque année.

Pour l'édition de cette année du Crawl, cela signifie que la foule habituelle a été remplacée par des visionnements en personne limités et réservés en ligne, répartis sur deux week-ends, soit du 12 au 15 novembre et du 19 au 22 novembre.

Des visites de studios virtuelles

Environ la moitié des studios ont refusé de participer à des activités en personne parce que leurs espaces ne peuvent pas accueillir en sécurité les nombreux visiteurs.

Pour compenser, le festival a utilisé une subvention d'urgence de la Fondation Vancouver pour renforcer ses offres en ligne et inclure des visites virtuelles de studios.

Le pivot vers le numérique n'est pas une mince affaire pour une organisation dont la directrice générale, Esther Rausenberg, se vante d'être l'une des rares personnes à ne pas posséder de cellulaire. Mais c'est un changement qui était nécessaire pour survivre, insiste Mme Rausenberg.

Je pense que chaque organisation artistique va trouver un moyen de contourner cette pandémie et être capable de produire du travail, de présenter du travail, à quelque titre que ce soit, a-t-elle déclaré.

Deux sculpture.

Les antrofish de Pilar Mehlis sont à moitié humains, à moitié saumon quinnat. Son travail explore les idées d'immigration et de migrations naturelles.

Photo : Radio-Canada / Maryse Zeidler

Des sources de revenus perdues

Mme Rausenberg dit que les adaptations techniques de cette année ont élargi le public et étendu la portée du festival. Elle pense que bon nombre des leçons apprises ces derniers mois s'appliqueront pour les années à venir.

Participer au festival était important pour Mme Rausenberg, car les artistes visuels comme Pilar Mehlis ont perdu la plupart de leurs sources de revenus habituelles.

Mme Mehlis, qui vit uniquement de son art, dit qu'une exposition importante dans son pays d'origine, la Bolivie, a été annulée plus tôt cette année à cause de la COVID-19.

Ensuite, les cours qu'elle donne normalement au Centre Anvil de New Westminster ont été annulés.

Un endroit où aller

Lorsque Mme Mehlis a découvert que le Crawl se produirait encore cette année, elle était ravie de présenter enfin certaines des pièces sur lesquelles elle travaillait depuis des années.

Elles étaient juste là dans le studio, dit-elle. Elles avaient besoin d'un endroit où aller.

Mme Rausenberg dit que l'organisation du festival cette année signifie également offrir un sentiment d'espoir et de normalité aux milliers de personnes qui y assistent.

Andrea Godding était l'une des personnes qui ont réservé une visite en ligne à la George Gallery lors de la soirée d'ouverture jeudi. Godding dit que trouver des moyens sûrs de participer à ses activités habituelles a été une source importante de répit de la pandémie.

Je pense qu'il est vraiment important de faire ce que vous pouvez, et j'apprécie vraiment le Culture Crawl chaque année, a-t-elle déclaré.

Avec les informations de Maryse Zeidler.

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