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Course au vaccin : BioNTech table sur un retour à la normale dans un an

Portrait de Ugur Sahin.

Docteur Ugur Sahin, directeur général de BioNTech.

Photo : Reuters / Fabian Bimmer

Radio-Canada

Dans la course au vaccin anti-COVID-19, où les espoirs restent encore teintés d’incertitude, chaque concurrent vante ses atouts. BioNTech évoque un retour à la normale à l'hiver 2021, tandis que Sanofi met en avant un vaccin plus facile à conserver, mais disponible seulement en juin 2021.

Si tout continue à bien se passer, nous commencerons à fournir le vaccin à la fin de cette année, a déclaré à la BBC le Pr Ugur Sahin, directeur général de BioNTech.

L'entreprise allemande qui a développé avec Pfizer un vaccin contre le coronavirus envisage une première livraison à la fin de cette année.

En peloton de tête dans la course au vaccin, Pfizer et BioNTech ont annoncé que le leur était efficace à 90 %, après l'avoir testé sur plus de 40 000 patients.

Il faudra toutefois attendre l'été prochain pour en voir les effets de manière significative et l’hiver prochain pour un retour à la normale, a déclaré le Pr Ugur Sahin sur les ondes de la BBC, dimanche.

Notre but est de délivrer plus de 300 millions de doses de vaccin jusqu'à avril l'année prochaine, a-t-il mentionné avant de préciser que l’immunité apportée par le nouvel antidote se fera particulièrement ressentir l’été prochain : L'été nous aidera de toute manière parce que le taux d'infection baissera.

Ce qui est absolument essentiel, c'est que nous ayons un taux de vaccination important avant l'automne/hiver, l'année prochaine.

Pr Ugur Sahin, directeur général de BioNTech.

Le Pr Ugur Sahin anticipe une production conséquente de vaccins d’ici l’automne prochain. Il se dit optimiste sur le calendrier de livraisons grâce à la collaboration entre différentes entreprises pharmaceutiques : Il y a un certain nombre d’entreprises pharmaceutiques pour nous aider à augmenter notre production, a-t-il affirmé à la BBC.

Le Royaume-Uni devrait recevoir 10 millions de doses du vaccin BioNTech/Pfizer d'ici la fin de l'année. 30 millions de doses supplémentaires ont déjà été commandées.

Une seringue est trempée dans une petite bouteille identifiant un vaccin contre la COVID-19, devant un logo de Pfizer.

Les laboratoires Pfizer et BioNTech ont annoncé lundi 9 novembre une piste prometteuse en assurant que leur vaccin est efficace, à 90 % selon eux, contre la COVID-19.

Photo : Reuters / DADO RUVIC

Défis de conservation

Ce vaccin, qui a été testé dans six pays, est administré en deux doses, à trois semaines d'intervalle. Il nécessite toutefois des températures très basses (-70°C) pour être conservé, ce qui n’est pas le cas du nouvel antidote développé par Sanofi et dont la diffusion est prévue pour juin 2021.

Les résultats des essais de phase 2 sur plusieurs centaines de malades devraient être rendus publics début décembre et ils ne sont pas négatifs pour le moment, a précisé le président de Sanofi France, Olivier Bogillot, sur la chaîne française CNews.

Si ces résultats s'avèrent positifs, Sanofi devrait lancer les essais de phase 3 sur plusieurs dizaines de milliers de patients et prendre le risque de lancer simultanément la production.

Les résultats de la phase 3 devraient ensuite être publiés au mois de mai. Le laboratoire ne sait pas encore s'il faudra une ou deux doses pour que le vaccin soit efficace.

L'objectif est d'arriver à la fin 2021 avec un milliard de doses. En 2022 on peut même augmenter la production pour aller au-delà de ce chiffre, a souligné le président de Sanofi France. Les vaccins devraient notamment être produits en France, sur le site de Vitry-sur-Seine, près de Paris.

Pfizer est un peu en avance, a concédé Olivier Bogillot, mais un seul laboratoire ne pourra pas fournir l'ensemble des doses pour toute la planète. Il faudra qu'on ait plusieurs vainqueurs au terme de cette course. Celui de Sanofi sera proposé à un prix abordable, a-t-il assuré, sans donner plus de précisions.

Avec les informations de Agence France-Presse, et BBC

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