•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

500 km de ski de fond pour écouter la Basse-Côte-Nord

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Éloïse Demers-Pinard, munie de son équipement pour capter les sons.

Éloïse Demers-Pinard, munie de son équipement pour capter les sons.

Photo : Nicolas Lachapelle

Qu’y a-t-il au-delà de la route 138? Éloïse Demers-Pinard et Nicolas Lachapelle sont allés voir. Ils ont exploré la Basse-Côte-Nord en ski de fond, de Kegaska à Blanc-Sablon. Plutôt que des images, ils en ont rapporté des sons; celui du vent, de la glace, des marées et des vagues, mais aussi celui de la voix des Coasters, habitants de ce territoire isolé.

Éloïse Demers-Pinard et Nicolas Lachapelle, qui travaillent maintenant pour Radio-Canada sur la Côte-Nord, ont parcouru 500 km en ski de fond en 2018 pour mener à bien ce projet réalisé à titre personnel, qui s'est concrétisé en un long métrage sonore qui s’intitule Par-delà la 138.

C'est frustrant d’arriver à Kegaska après avoir fait toute la 138 et de frapper un panneau qui annonce la fin de la route, raconte Nicolas Lachapelle. On sait qu’il y a une quinzaine de communautés au-delà de ce panneau-là.

Devant une pancarte qui indique le chemin vers La Romaine.

Nicolas Lachapelle sur la route Blanche de la Basse-Côte-Nord

Photo : Éloîse Demers-Pinard

Éloïse Demers-Pinard est restée sous le charme.

L’accueil qu’on a reçu des gens, ça n'a aucun bon sens! Ils nous invitaient à manger et à l’approche d’un village, il y avait toujours quelqu’un qui arrivait en motoneige pour nous accueillir. On était toujours attendus.

Éloïse Demers-Pinard

Ils ont choisi l’audio pour son côté plus intime. Les gens se confient plus facilement quand il n’y a pas de caméra, mentionne cette dernière.

Nicolas Lachapelle et Éloïse Demers-Pinard, tout sourire, lors d'une belle journée.

Nicolas Lachapelle et Éloïse Demers-Pinard en pause, tout sourire, lors d'une belle journée

Photo : collaboration Nicolas Lachapelle

Ils ont aussi été marqués par l’attachement que manifestent les résidents de ces communautés, pourtant considérées comme dévitalisées.

Habiter dans ce coin de pays-là, c'est un défi, mais les gens y sont attachés, dit Nicolas Lachapelle.

Quelques-uns d'entre eux ont bien voulu raconter leur histoire. Ils sont par exemple allés à la rencontre du dernier habitant d’Aylmer Sound, village fermé par le gouvernement provincial il y a 10 ans.

Photographiée dans l'immensité blanche, elle a un grand sourire, les yeux mi-clos.

Moment de grâce, de silence et de blancheur pour Éloïse Demers-Pinard

Photo : Nicolas Lachapelle

Leur projet s'est modifié en cours de route. Au début, on voulait documenter notre parcours, mais finalement on s’est aperçu que les gens étaient beaucoup plus intéressants, qu’on se devait de leur donner la place qui leur revenait, disent-ils.

Par-delà la 138 sera présenté dimanche, de 17 h à 18 h 30, sur la page Facebook des Rencontres internationales du film documentaire de Montréal (RIDM), lors d’une séance d’écoute publique de documentaires sonores.

Le village de Harrington Harbour

Le village de Harrington Harbour

Photo : Nicolas Lachapelle

En tant que gagnants du concours Le réel à l’écoute 2017, avec Du gaz dans le sang, ils sont invités à présenter leur œuvre en formule hors-concours dimanche.

Par la suite, les deux créateurs poursuivront leurs démarches pour faire vivre leur documentaire dans divers sites de diffusion et dans des festivals.

D'après une entrevue réalisée par Nadia Ross

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !