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Attaque au camion-bélier : l’existence des incels inquiète une des victimes

Un dessin de cour montre un homme.

Alek Minassian durant son procès lors de la deuxième semaine de novembre. Celui-ci se déroule virtuellement.

Photo : Radio-Canada / Pam Davies/CBC News

Radio-Canada

Une des victimes de l’attaque au camion-bélier qui a fait 10 morts et 16 blessés à Toronto en 2018 affirme être très inquiète de l’existence d’un groupe misogyne qui pourrait être tenté de reproduire l’attentat.

Alek Minassian, l’homme accusé d’avoir commis l’attentat, a déjà admis aux enquêteurs faire partie des incels, un groupe qui se dit abstinent involontaire. Ce groupe est depuis considéré comme terroriste au Canada.

Dina Risin, qui a été blessée durant l’attaque, est terrifiée à l'idée qu'il y ait d'autres hommes comme Alek Minassian.

Les craintes qui ont commencé lorsqu'elle est devenue l'une de ses victimes se sont intensifiées cette semaine alors qu'elle a assisté au premier jour du procès. Alek Minassian y est accusé d’avoir tué 10 personnes.

Lorsque j’ai compris que sa mission [était de tuer des femmes], ça m’a effrayée, a déclaré Mme Risin. Elle a eu cette réaction après avoir visionné une vidéo dans laquelle Minassian explique faire partie du mouvement Incel.

Il y explique avoir commis l’attentat pour se venger contre la société parce qu'il est puceau. Il y dit avoir été inspiré par deux autres hommes, tous deux américains, qui détestaient les femmes parce qu'elles ne voulaient pas avoir de relations sexuelles avec eux, et qui plus tard se sont livrés à des massacres.

J'ai peur même pour ma petite-fille, pour ma fille, a déclaré Mme Risin à La Presse canadienne depuis sa maison du nord de Toronto. Il n'est pas seul. Je ne sais pas comment notre société pourrait être préparée aux actions de ces gens.

La dame de 82 ans rentrait du supermarché alors que la fourgonnette qui a happé tant de passants dévalait la rue Yonge. Elle affirme avoir dû plonger sur le sol pour éviter le pare-chocs du véhicule. Elle a été heurtée à la tête par le rétroviseur.

Ce n'était qu'une bosse, a-t-elle dit. Dieu merci, je suis en vie.

Elle pense beaucoup à l'attaque de la camionnette et à l'homme au volant. Et à ces gens, les incels, comme Minassian.

Il n'est pas seul. Il y a une certaine philosophie et ces gens la suivent, dit-elle.

Un suspect est menotté par des agents contre une voiture.

Le suspect de l'attaque au camion-bélier, Alek Minassian, a été arrêté une vingtaine de minutes après les faits.

Photo : Radio-Canada / Clark Hua Zhang / Twitter

Elwood Delaney, dont la grand-mère est morte en raison de l’attentat, veut que Mme Risin et les autres victimes sachent qu'elles ne sont pas seules.

Il n'y a pas que les 10 personnes qui sont mortes, ou même les 16 blessées, il y en a des milliers, toute la nation est là pour les victimes, a-t-il déclaré depuis Kamloops, en Colombie-Britannique.

La grand-mère de Delaney, Dorothy Sewell, 80 ans, se rendait à la banque ce jour-là lorsqu’elle a été happée par-derrière. Elle ne l'a pas vu arriver.

Le tribunal a entendu que Mme Sewell avait été heurtée par la camionnette blanche, puis, accidentellement, par une voiture qui suivait.

M. Delaney a ajouté que deux étrangers se sont précipités à ses côtés pour essayer de l'aider. Ces deux personnes étaient encore avec elle quand elle est morte.

Savoir qu'elle n'était pas seule à la toute fin m'a beaucoup aidé, a déclaré M. Delaney.

Je sais que les victimes [et leurs proches] se sentent seuls et que c'est vraiment difficile, mais il y a toujours quelqu'un à qui vous pouvez parler pour obtenir de l'aide et s'ils veulent me parler, je serai là pour eux, a ajouté M. Delaney.

Avec les informations de La Presse canadienne

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