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La 4e saison de The Crown débarque sur Netflix

La comédienne est vêtue d'une réplique de la robe de mariée de Diana Spencer lors de son mariage avec le prince Charles.

Emma Corrin incarne la princesse Diana dans la quatrième saison de « The Crown ».

Photo : Netflix

Radio-Canada

La série reine de Netflix est de retour pour une quatrième saison très attendue, qui se penche sur le règne d'Élisabeth II dans les années 1980. Plusieurs nouveaux personnages font leur apparition dans ce plus récent chapitre de la saga, dont la première ministre Margaret Thatcher (Gillian Anderson) et la jeune Lady Diana (Emma Corrin).

L’excellente Olivia Coleman, qui avait repris le flambeau de Claire Foy la saison dernière pour le rôle d’Élisabeth, est de retour dans ces 10 nouveaux épisodes, ancrés dans une Angleterre traversant une période tumultueuse sur le plan national et international.

Bien qu’il s’agisse d’une fiction, The Crown est en général assez fidèle à la réalité, notamment en ce qui a trait aux tensions animant la relation entre la reine et la Dame de fer, une Margaret Thatcher ici incarnée par une Gillian Anderson (Scully dans la série X-Files) méconnaissable et d’une grande justesse.

Il y a ce contraste entre la provenance des deux femmes et entre leur vision. À l’intérieur du Commonwealth, la reine, elle peut plaider pour que l’apartheid soit aboli en Afrique du Sud. C’est un peu plus embêtant pour Margaret, qui se dit que l’économie de l’Angleterre dépend de ce pays-là, analyse Marc Laurendeau, journaliste et spécialiste de la monarchie britannique.

La reine a un côté humain, c’est-à-dire qu’elle déplore justement les effets du thatchérisme, comme les congédiements massifs... vraiment des ruines sociales.

Un portrait réussi de Diana

Les années 1980, c’est aussi la rencontre entre Lady Di et le prince Charles (Josh O’Connor), un conte de fées qui vire rapidement au cauchemar.

Le portrait moral de Diana est très bien réussi. Le petit côté fragile, naïf au début, [puis] elle devient un peu revendicatrice. Il y a là-dedans le fait des mariages arrangés et une critique même de la monarchie, affirme Marc Laurendeau.

Une quatrième saison convaincante

Après une saison 3 plus tranquille, qui avait déçu certains adeptes de la série, The Crown revient en force avec une quatrième saison enlevante, menée encore une fois d’une main de maître par le scénariste britannique Peter Morgan.

Cette série de qualité pourrait convertir les cinéphiles les plus sceptiques, même ceux et celles qui ne raffolent pas de fictions historiques.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article

Ce n’est pas ma tasse de thé, ce genre de séries-là, vraiment pas. Mais là j’ai été conquis, charmé par les deux premiers épisodes de la saison 4, parce que j’ai trouvé que le jeu des comédiens était absolument époustouflant; le scénario est très serré, affirme Louis-Philippe Ouimet, journaliste à Radio-Canada.

J’ai étudié en sciences politiques, mais j’ai appris beaucoup malgré tout, parce que c’est une période faste, les années 1980, pour la politique en Angleterre. Pour moi, c’est un coup de cœur, ajoute-t-il.

Avec les informations de Nabi-Alexandre Chartier et Louis-Philippe Ouimet

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