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À la rescousse d'un marais du Kamouraska

Une pelle mécanique est en action pour restaurer le marais.

Ce marais est un lieu d’alimentation, de reproduction et de refuge pour plusieurs espèces de l'estuaire du Saint-Laurent.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Radio-Canada

Plages et marais sont de plus en plus menacés par l’érosion des berges et la hausse du niveau marin. À Saint-André-de-Kamouraska, différentes espèces végétales et animales retrouveront bientôt cinq hectares d'habitat dans l'estuaire du Saint-Laurent, grâce à la restauration d'un marais sur des terres agricoles.

Ce projet devrait permettre d'augmenter la capacité de résilience de l’écosystème côtier et protéger les champs en bordure du fleuve qui sont menacés par l'érosion, explique le directeur adjoint du comité ZIP du Sud-de-l’Estuaire, Étienne Bachand.

Ces travaux ont nécessité l'implication de la MRC de Kamouraska, de la municipalité de Saint-André-de-Kamouraska et des propriétaires de terres agricoles concernés.

Avec la hausse des niveaux marins, les marais ont tendance à vouloir reculer et coloniser les terres derrière. [...] Ce qu'on veut, c'est un peu rouvrir ce marais-là, explique M. Bachand.

La digue pendant les travaux.

Des travaux ont été effectués pour reculer la digue construite par les agriculteurs il y a plusieurs décennies afin de protéger leurs terres des marées.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Les bienfaits d’un marais

En reculant cette digue – appelée aboiteau – à l'intérieur des terres, cinq hectares d'habitat sont redonnés aux bars rayés, aux éperlans arc-en-ciel et aux autres espèces qui fréquentent le marais.

[Ce marais,] c'est vraiment une zone de transition entre la mer et la terre. Les petites espèces de poissons vont se trouver là, on va trouver aussi des oiseaux qui viennent s'alimenter de ça. Il y a des mares et des marelles qui sont créées naturellement, donc il y a vraiment une grande richesse biologique, explique Étienne Bachand.

Étienne Bachand sur le chantier du marais.

Étienne Bachand est directeur adjoint du comité ZIP du Sud-de-l’Estuaire.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Viser la pérennité des terres agricoles

Ces travaux de restauration du marais seront bénéfiques pour les activités agricoles de la région, soutient la coordonnatrice de la gestion intégrée de l'eau à la MRC de Kamouraska, Valérie Labrecque.

En gagnant du terrain, le marais rongera un peu les terres agricoles avoisinantes. Cependant, les propriétaires concernés sont tout de même gagnants, puisque l'ancien aboiteau avait été endommagé au fil des années et l'eau salée du fleuve menaçait donc leur production.

Il y a des bénéfices pour l'environnement et pour l’agriculture.

Une citation de :Valérie Labrecque, coordonnatrice de la gestion intégrée de l'eau à la MRC de Kamouraska

On est une MRC vraiment agricole, donc on veut assurer la pérennité des activités agricoles sur les terres en bordure du fleuve. Et si on peut jumeler ça avec des aménagements fauniques, ça cadre aussi un peu avec notre vision de pérennité de l'agriculture qui est capable de s'arrimer à l'environnement, affirme Mme Labrecque.

Valérie Labrecque sur le chantier du marais.

Valérie Labrecque est coordonnatrice de la gestion intégrée de l'eau dans la MRC de Kamouraska.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Le projet se poursuivra au printemps prochain, avec l'aménagement de chenaux et de mares entre les deux aboiteaux pour recréer l'environnement naturel du marais.

Avec les informations de Michaële Perron-Langlais

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