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Trump dit que Biden a gagné, mais ne reconnaît en rien sa défaite

Plan éloigné de Donald Trump marchant dans la roseraie de la Maison-Blanche.

Donald Trump refuse de reconnaître sa défaite à l'élection présidentielle du 3 novembre dernier.

Photo : La Presse canadienne / Evan Vucci

Radio-Canada

Pour la première fois, Donald Trump a déclaré sur Twitter que son rival Joe Biden a gagné l'élection présidentielle américaine, mais seulement parce que celle-ci était truquée. Il est toutefois revenu sur ces propos près d'une heure plus tard, affirmant qu'il ne lui concédait pas la victoire.

« Il a gagné parce que l'élection était truquée », a tweeté le président dimanche matin, reprenant ainsi ses accusations non fondées de fraudes électorales massives.

Pas d’observateurs autorisés, vote comptabilisé par une société privée de la gauche radicale, Dominion, avec une mauvaise réputation et un équipement minable qui n'a même pas pu se qualifier pour le Texas (que j'ai gagné par beaucoup!), les médias faux et silencieux, et plus encore!, a-t-il ajouté dans son commentaire.

Près de deux semaines après l'élection présidentielle et une semaine après que Joe Biden a été déclaré vainqueur par les médias, Donald Trump semblait donc pour la première fois reconnaître la victoire à l'élection de son adversaire démocrate. Ses propos ont également été repris par la Maison-Blanche.

Questionné peu de temps après sur les paroles du président sortant par une journaliste de NBC, un responsable de la Maison-Blanche a affirmé : On dirait bien que M. Trump admet que Joe Biden a gagné. C'est fort possible que ce soit le début d'une concession.

Refusant de se donner pour vaincu, Donald Trump est ensuite revenu à la charge sur Twitter, déclarant de nouveau que l'élection était truquée et assurant : Nous allons gagner!

Il n'a gagné qu'aux yeux des médias qui propagent de fausses nouvelles. Je ne concède rien! Nous avons encore un long chemin à parcourir. C'était une élection truquée!, a-t-il encore écrit.

Samedi, M. Trump avait indiqué, toujours sur Twitter, que son équipe allait continuer d'aller de l'avant avec ses contestations judiciaires des résultats.

Je me réjouis que le maire Giuliani [l'avocat personnel de Trump] soit le fer de lance de l'effort juridique pour défendre notre droit à des élections libres et équitables!, a-t-il insisté.

Un vote illégal, répète Trump

Depuis la soirée électorale le 3 novembre, et même déjà lors de la campagne électorale, Donald Trump n’a cessé de dire que les démocrates tentaient de voler l'élection en falsifiant les résultats.

Donald Trump s'est notamment plaint du dépouillement dans les États clés qui ont donné la victoire à Joe Biden, les accusant de faire partie d'une machine démocrate corrompue.

Le président sortant a également critiqué le vote par correspondance, qui a été comptabilisé après le 3 novembre dans plusieurs États quand le cachet de la poste était daté du jour de l'élection ou de la veille. Il a assimilé cette procédure – qui n’est pas nouvelle de cette année, mais qui a pris de l'importance en raison de la pandémie – à un vote illégal.

Et le nouvel angle d'attaque du camp Trump pour dénoncer le vol de la présidentielle américaine, c’est le logiciel électoral Dominion. Selon les dires du président sortant, le logiciel aurait effacé ou attribué à son rival des millions de votes qui auraient dû lui être destinés.

Il s’appuie sur des informations relayées par la chaîne conservatrice One America News Network (OANN), selon lesquelles le logiciel Dominion aurait effacé 2,7 millions de votes Trump à travers le pays, et que des centaines de milliers de votes qui lui étaient destinés avaient été attribués à Joe Biden.

L’entreprise canadienne Dominion Voting Systems est la deuxième en importance aux États-Unis qui fournit les machines et le logiciel pour voter.

Elle s'est défendue de toute défaillance de son logiciel par voie de communiqué, tout en évoquant des erreurs humaines survenues lors du traitement des données de certains comtés, notamment du Michigan. Elle assure toutefois que ces incidents isolés ont été rapidement réglés.

Fraude démentie par les observateurs

Plusieurs autorités électorales locales et nationales chargées de la sécurité des élections, dont l'agence de cybersécurité et de sécurité des infrastructures (CISA), qui dépend du département de la Sécurité intérieure, ont cependant réfuté ces allégations de fraude jeudi dernier dans un communiqué commun, assurant que l'élection du 3 novembre a été la plus sûre de l'histoire des États-Unis.

Il n'existe aucune preuve d'un système de vote ayant effacé, perdu ou changé des bulletins, ou ayant été piraté de quelque façon que ce soit, ont-elles déclaré, donnant leur confiance absolue dans la sécurité et l'intégrité du système électoral.

Il en a été de même des organisations internationales ayant envoyé des observateurs aux États-Unis dans le cadre de l'élection présidentielle, dont aucune n'a recensé de fraude électorale à grande échelle.

Plusieurs tribunaux ont aussi débouté les demandes de l’équipe Trump, qui a contesté le dépouillement des votes dans les États où des résultats serrés ont favorisé Joe Biden.

Selon les derniers résultats dévoilés vendredi par les grands médias américains, le candidat démocrate a finalement remporté 306 grands électeurs, contre 232 pour le président sortant. Joe Biden avait besoin de 270 grands électeurs pour faire son entrée à la Maison-Blanche le 20 janvier prochain.

Un recomptage des votes doit avoir lieu en Georgie, où l'écart est très faible entre les deux candidats, mais avec ses 16 grands électeurs, cet État, même s’il passe au rouge, ne pourra pas faire pencher la balance en faveur de Donald Trump.

Malgré tout, ses partisans continuent d’être derrière lui. Des milliers d'entre eux se sont réunis samedi à Washington, d’autres ont fait la même chose au Michigan, en Oregon ou en Caroline du Nord, afin de dénoncer la fraude dont ils disent que leur champion est victime.

Avec les informations de Agence France-Presse

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