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Dorothy Shephard prévoit mettre en place sa réforme de la santé d’ici un an au N.-B.

La ministre de la Santé de la province du Nouveau-Brunswick, Dorothy Shephard, le 20 octobre 2020.

La ministre de la Santé de la province du Nouveau-Brunswick, Dorothy Shephard, le 20 octobre 2020.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick Dorothy Shephard prévoit mettre en place sa réforme de la santé d’ici un an. Auparavant, elle compte tenir des consultations avec les communautés et les professionnels de la santé de la province.

Ces discussions devraient commencer sous peu et se terminer d’ici la fin mars 2021. Elles ont pour but de comprendre les craintes des communautés pour pouvoir y répondre lors de la mise en place de la réforme.

Dorothy Shephard a précisé que certains détails techniques doivent encore être réglés, mais qu’elle souhaite entre autres engager une grande discussion sur la manière dont la province devrait remédier au manque chronique de personnel dans son système de santé.

Elle indique que la pandémie en cours depuis le mois de mars a retardé le processus de consultations.

Une grande partie de ce chantier devra probablement se faire de manière virtuelle, mais nous voulons nous assurer d’obtenir la plus grande participation possible en ces temps de COVID-19, a-t-elle dit vendredi.

Des consultations attendues depuis longtemps

Cette semaine, trois maires de communautés où les hôpitaux allaient voir leurs services d’urgence réduits en début d’année ont déclaré qu’ils attendaient toujours les consultations promises par le premier ministre Blaine Higgs en février.

Le gouvernement avait alors annoncé la fermeture de nuit de six urgences  afin de transférer les maigres ressources vers la prestation de soins primaires pendant la journée, au profit d’un plus grand nombre de patients.

La décision avait été accueillie avec stupéfaction et provoqué une levée de boucliers, notamment dans les régions francophones de la province.

Un homme de dos prononce une allocution devant un groupe de manifestants.

Rassemblement le 17 février 2020 à Caraquet, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

La fermeture des services d’urgence devait initialement avoir lieu quotidiennement, entre minuit et 8 h, à l’Hôpital de l'Enfant-Jésus RHSJ Religieuses hospitalières de Saint-Joseph de Caraquet, l’Hôpital général de Grand-Sault, l’Hôpital Stella-Maris-de-Kent de Sainte-Anne-de-Kent, le Centre de santé de Sussex, l’Hôpital mémorial de Sackville et l’Hôtel-Dieu de Saint-Joseph à Perth-Andover.

Blaine Higgs est revenu sur sa décision, quelques jours après.

Des changements à venir

Cette année, les progressistes conservateurs ont ajouté 9,2 millions de dollars au budget de la santé pour recruter des médecins pour les zones rurales, ainsi que pour augmenter le nombre d’infirmières praticiennes dans les cliniques et les services d’urgence.

Dorothy Shephard a reconnu vendredi que les consultations ne conduiront pas nécessairement à une prise de décision qui va satisfaire tout le monde.

Nous n’allons pas faire plaisir à tout le monde, mais j’espère que nous pourrons proposer une vision que les communautés soutiendront parce qu’elles verront ce que cela peut faire pour elles, a admis Dorothy Shephard.

Nous ne voulons laisser aucune communauté derrière.

Une citation de :Dorothy Shephard, ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick

Selon Dorothy Shephard, les maires des six communautés qui auraient vu les heures d’ouverture des urgences réduites ont compris que des changements pourraient avoir lieu.

Avec les informations de Jacques Poitras de CBC

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