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Le numéro 2 d'Al-Qaïda assassiné secrètement en Iran

Un secouriste sur un site ravagé par une explosion.

Abdullah Ahmed Abdulla était inculpé aux États-Unis pour des attentats perpétrés contre des ambassades américaines au Kenya (photo) et en Tanzanie en 1998.

Photo : afp via getty images / THOMAS COEX

Radio-Canada

Abdullah Ahmed Abdullah, le numéro 2 d’Al-Qaïda, connu sous le nom de guerre Abou Mohammed al-Masri, a été assassiné secrètement en Iran au mois d'août, selon ce qu’a rapporté vendredi le New York Times.

Il était inculpé aux États-Unis pour des attentats perpétrés contre des ambassades américaines en Afrique de l'Est en 1998, et figurait sur la liste des terroristes les plus recherchés par la police fédérale américaine (FBI).

Abdullah Ahmed Abdullah

L'avis de recherche du FBI d'Abdullah Ahmed Abdullah

Photo : Radio-Canada

Abdullah Ahmed Abdullah a été tué par balle dans les rues de Téhéran par deux assassins à moto, ont confirmé des responsables des renseignements américains au quotidien new-yorkais.

Les meurtriers, qui ont tiré sur la voiture de la victime, ont aussi abattu sa fille, Miriam, veuve d'un des fils d'Oussama ben Laden, l'ancien chef d'Al-Qaïda tué en 2011.

L'assassinat, qui aurait été commis par des agents israéliens pour le compte des États-Unis, daterait du 7 août, jour de l'anniversaire des attentats contre les ambassades des États-Unis au Kenya et en Tanzanie en 1998, dans lesquels a été impliqué Abdullah Ahmed Abdullah, selon la justice américaine.

Le meurtre ciblé de deux hommes armés à moto correspondait au mode opératoire des assassinats israéliens, qui avaient déjà éliminé des scientifiques nucléaires iraniens.

Le mystérieux Habib Daoud

Lorsque le double assassinat a été perpétré en août dernier à Téhéran, les médias iraniens ont identifié les victimes comme étant Habib Daoud, un professeur d'histoire libanais, et sa fille de 27 ans, Miriam. Ils avaient également indiqué que M. Daoud était membre du Hezbollah libanais.

À ce moment-là, une série d’explosions secouait l’Iran, notamment un incendie dans la centrale nucléaire de Natanz.

Parallèlement, les tensions, qui étaient vives entre Téhéran et Washington, faisaient craindre un affrontement entre les deux pays.

C’est une information fabriquée de toutes pièces, a déclaré samedi le ministère iranien des Affaires étrangères, niant la présence de membres du groupe djihadiste Al-Qaïda sur le sol iranien.

Les ennemis de l'Iran, les États-Unis et Israël, essaient de rejeter la responsabilité des actes criminels d'Al-Qaïda et d'autres groupes terroristes dans la région et lient l'Iran à ces groupes par des mensonges et des fuites d'informations fabriquées de toutes pièces aux médias, peut-on lire dans un communiqué rendu public samedi.

Les deux attentats à la bombe contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie avaient fait 224 morts et plus de 5000 blessés en 1998.

Avec les informations de Agence France-Presse, et New York Times

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