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Le fédéral s’inquiète de l’ampleur de la pêche autochtone au Cap-Breton

Silhouette d'un homard dans la main d'un pêcheur.

Un homard.

Photo : Reuters / Brian Snyder

Radio-Canada

La ministre fédérale des Pêches a évoqué vendredi des inquiétudes au sujet des stocks de homard au Cap-Breton, à l’est de la Nouvelle-Écosse, où des Autochtones ont lancé une pêche de subsistance autogérée dans la baie St. Peters.

Si les stocks de homards sont généralement sains, les missions de surveillance ont récemment indiqué que les activités de pêche dans la baie St. Peters se sont considérablement accrues, a souligné Bernadette Jordan, la ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne.

L'ampleur et le fonctionnement des activités actuelles de pêche dépassent même les propositions de pêche de subsistance convenable des Premières Nations. Lorsqu'il y a une forte concentration de casiers dans une zone particulière, cela soulève des inquiétudes quant aux effets négatifs localisés sur le stock, déclare Mme Jordan dans un communiqué, vendredi.

Bernadette Jordan a l'extérieur devant un micro, vêtue d'un manteau d'hiver.

Bernadette Jordan, ministre des Pêches et députée fédérale de South Shore-St. Margarets, en Nouvelle-Écosse, le 14 janvier 2019.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Les activités des pêcheurs autochtones dans la baie St. Peters, à environ 90 km au sud de Sydney, se déroulent dans le calme, ce qui contraste avec les vives tensions observées à l’autre extrémité de la province. La pêche au homard des Autochtones dans la baie Sainte-Marie, au sud-ouest de la Nouvelle-Écosse, a été perturbée par les pêcheurs commerciaux et ponctuée d’actes de vandalisme.

Wilbert Marshall, le chef de la Première Nation de Potlotek, a déclaré vendredi qu’il ne croyait pas que la pêche effectuée par sa communauté, qui compte sept bateaux de pêche, présentait un risque pour les efforts de conservation du homard.

Il appelle en revanche son homologue de la Première Nation d’Eskasoni à s’assurer que les membres de cette autre communauté ne ramènent pas de captures excessives.

Dans son communiqué, Bernadette Jordan a rappelé que le ministère des Pêches et des Océans (MPO) avait la responsabilité de gérer les pêches canadiennes et les stocks dont elles dépendent.

Si les agents des pêches s'inquiètent des effets négatifs d'une pêche excessive sur la durabilité à long terme du homard, ils devront prendre des mesures ─ quelle que soit la personne qui pêche, déclare la ministre.

Je demande donc que chacun respecte le rôle du MPO. Laissez les agents faire leur travail. Nous ne voulons pas aggraver les tensions, mais plutôt veiller à ce que toute la pêche soit effectuée de manière sécuritaire, ordonnée, et durable, dit Bernadette Jordan.

Avec les informations de La Presse canadienne

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