•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Pas de travaux parlementaires pendant près d'un an en Nouvelle-Écosse

Les derniers débats remontent au 10 mars, soit deux jours avant l'annonce que l'épidémie de coronavirus était devenue une pandémie.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Stephen McNeil entouré de reporters.

Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Stephen McNeil (archives).

Photo : CBC / Robert Short

Radio-Canada

Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Stephen McNeil, a décidé de ne pas convoquer les députés pour une session d'automne à l'Assemblée législative, un geste qui suscite l'ire des membres de l'opposition.

Les derniers débats remontent au 10 mars, deux jours avant que la pandémie de COVID-19 ne soit déclarée. Le bureau du président de l’Assemblée législative a indiqué vendredi que la session parlementaire serait prorogée le 18 décembre.

La prochaine session parlementaire ne s'ouvrira que le 16 février avec un discours du Trône qui sera lu par le lieutenant-gouverneur Arthur LeBlanc. Ce discours établira les grandes lignes de l'ordre du jour législatif du gouvernement libéral.

Les travaux devraient alors se dérouler sous l'égide d'un nouveau premier ministre, puisque Stephen McNeil, au pouvoir depuis 2013, a annoncé sa démission en août dernier. Le Parti libéral de la Nouvelle-Écosse doit élire son nouveau chef le 6 février prochain.

L'opposition réagit

Les partis d'opposition à Halifax ont réagi fortement à cette annonce et accusé vendredi M. McNeil d'éviter de chercher à éviter de rendre des comptes en Chambre.

Tim Houston répond aux médias lors d'une mêlée de presse.

Tim Houston, chef du Parti progressiste-conservateur de la Nouvelle-Écosse et chef de l'opposition officielle, le 27 octobre 2018 à Halifax.

Photo : La Presse canadienne / Ted Pritchard

Le premier ministre libéral dit avoir été préoccupé par la pandémie, et a argué que les Néo-Écossais l'avaient vu répondre à des questions chaque semaine depuis le début de la crise de santé publique.

Le chef de l’opposition officielle, Tim Houston, accuse le premier ministre de se moquer des Néo-Écossais et de la démocratie.

Il réfute les excuses de M. McNeil. Le chef du Parti progressiste-conservateur de la province rappelle au chef libéral que le fait de tenir des points de presse sur la pandémie n’est pas la même chose que de débattre de questions politiques à l’Assemblée législative ou de rendre des comptes sur les décisions de son gouvernement.

Gary Burrill, chef du NPD provincial, un autre parti d’opposition à Halifax, accuse le premier ministre de se soustraire à ses obligations envers le public en évitant l’Assemblée législative. Stephen McNeil n’est pas le gouvernement de la Nouvelle-Écosse, rappelle-t-il au chef libéral.

Tom Urbaniak, professeur de science politique à l’Université du Cap-Breton, a qualifié la décision de Stephen McNeil de stratégie hors norme d’évitement législatif.

Avec les informations de La Presse canadienne et CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !