•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un canular à l'origine d'une opération policière chez Ubisoft, à Montréal

Au moins 100 employés ont été évacués de l'immeuble, situé sur le boulevard Saint-Laurent.

Une dizaine de personnes marchent le long du périmètre de sécurité.

Des employés d'Ubisoft ont été escortés à l'extérieur de l'immeuble, en milieu d'après-midi.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Une fausse alerte a mis tout un quartier en émoi, vendredi, au cœur de la métropole.

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a été dépêché sur les lieux vers 13 h 30 à la suite d'un appel au 911 rapportant une prise d'otage dans un immeuble de bureaux du boulevard Saint-Laurent.

Cette information a déclenché une vaste opération autour de l'immeuble d'Ubisoft dans le Mile-End, un secteur de l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal.

Un policier du SPVM tient une arme à feu.

Les policiers semblaient nerveux au tout début de l'intervention.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Des dizaines de policiers et des membres du groupe tactique d'intervention (GTI), soutenus par le camion blindé du SPVM, le groupe de déminage et des équipes de maîtres-chiens, ont rapidement encerclé les bureaux du géant français du jeu vidéo.

Un vaste périmètre de sécurité a été établi; les résidents des immeubles voisins ont été invités à rester chez eux et les autorités ont demandé à la population d'éviter le secteur. Au moins trois ambulances se sont rendues sur place.

Une jeune femme sort la tête de chez elle en tenant un téléphone portable.

Les résidents du secteur étaient manifestement inquiets.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Entamée vers 15 h, la fouille systématique des lieux par le GTI a finalement permis de confirmer qu'il s'agissait d'un canular, selon des sources policières consultées par Radio-Canada.

Les employés évacués

Assez tôt dans l'intervention, une cinquantaine de personnes travaillant pour la firme informatique et pour d'autres entreprises installées dans l'immeuble ont été aperçues en train de se regrouper sur le toit et de sécuriser la porte extérieure donnant accès à la toiture. D'autres se sont barricadées dans des locaux, à l'intérieur.

Des dizaines de personnes agglutinées au froid. Pandémie oblige, elles sont toutes masquées.

Des employés d'Ubisoft se sont réfugiés sur le toit.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Par la suite, au moins quatre groupes d'employés ont été escortés hors de l'édifice, selon nos reporters sur place. L'évacuation s'est déroulée dans le calme, sous surveillance policière.

En tout, une centaine de personnes ont pu quitter les lieux de cette façon. Elles ont été transportées dans des autobus, à l’abri du froid, pour livrer leur version des faits aux policiers.

Des intervenants sociaux du CIUSSS ont aussi été mis à la disposition des personnes évacuées pour leur apporter du réconfort psychologique au besoin, a affirmé le SPVM.

Quatre policiers discutent devant un autobus bondé. Tous sont masqués.

Les employés évacués ont été regroupés dans un autobus de la Société de transport de Montréal.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Ubisoft présente son studio de jeux de Montréal comme le plus grand au monde. Selon le conseiller aux relations de presse Antoine Leduc-Labelle, le géant français compte environ 4000 employés dans la métropole, mais – pandémie oblige – moins de 20 % de ceux qui travaillent normalement dans ses bureaux du Mile-End étaient présents vendredi.

Ceux-ci ont été exemplaires dans une situation extrêmement difficile, a souligné le directeur général d'Ubisoft Montréal, Christophe Derennes, dans un message transmis en soirée à Radio-Canada.

Toute la communauté d’Ubisoft à Montréal, au Québec et dans le monde entier est bouleversée par les événements que nous avons vécus aujourd’hui et surtout soulagée de leur dénouement.

Une citation de :Christophe Derennes, directeur général d'Ubisoft Montréal

Le SPVM, quant à lui, a diffusé peu avant 19 h 30 un communiqué dans lequel il répète qu’aucune menace n’a été détectée et qu’aucun blessé n’est à signaler. Une enquête suivra pour faire la lumière sur l’appel à l’origine de cet important déploiement, écrit-il sans donner plus de détails.

Un tel canular pourrait valoir à son auteur une accusation de méfait public, un crime passible d'une peine maximale de cinq ans de prison.

Avec les informations de La Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !