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Des entrepreneurs consternés par l'annonce de nouvelles restrictions en Alberta

Poids d'entraînement et d'autres équipements en arrière plan.

les salles de sport ne peuvent plus continuer leurs activités durant les deux prochaines semaines.

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Charlotte Dumoulin

Même s'ils comprennent l’urgence de la situation, les entrepreneurs albertains visés par les nouvelles restrictions sanitaires du gouvernement Kenney ressentent de la déception et des craintes.

Jusqu’au 27 novembre, les bars et les restaurants doivent cesser de servir de l’alcool à 22 h et fermer leurs portes à 23 h. De plus, les salles de sport doivent suspendre leurs activités durant les deux prochaines semaines.

Il y a une limite à ce qu’on peut endurer. Personne n'est invincible, lance Mike Shupenia, propriétaire du Side Street Pub and Grill, qui s'inquiète des conséquences des nouvelles restrictions sur ses affaires.

Il considère que la COVID-19 a déjà fait beaucoup de mal à l’industrie de la restauration. D’après lui, les nouvelles mesures sanitaires seront particulièrement difficiles pour les établissements comme le sien.

Les restaurants vont s'en tirer, car ils ferment déjà habituellement à 22 h, dit-il, tandis que les pubs font la plus grande partie de leurs revenus après cette heure-là.

Après 23 h, les clients continueront de voir des personnes à la maison, déplore Mike Shupenia, même si, selon les consignes du gouvernement, ces rencontres sont déconseillées.

YYC Cycle Spin Studio, qui offre des cours de vélocardio, fait partie des salles de sports qui devront être fermées pendant les prochaines semaines.

La responsable des opérations et du développement des affaires, Montana Butler, espérait être épargnée par les nouvelles restrictions, mais elle s'attendait au pire.

Évidemment, nous sommes anéantis et déçus, dit-elle.

Lors de l’annonce de jeudi, Jason Kenney a souligné que les sports de groupe dans des espaces clos présentent un risque plus grand et peuvent augmenter la propagation dela COVID-19, puisqu’il s'y crée plus de gouttelettes.

Montana Butler assure pourtant que son entreprise avait travaillé fort pour éviter la transmission du virus avec des protocoles de nettoyage minutieux, une limite du nombre de participants par classe et des règles strictes entourant le port du masque.

Deux de ses employés ont été déclarés infectés par la COVID-19 en juillet dernier, mais la chef des opérations n’a eu aucun autre cas à signaler depuis.

Cela prouve les effets de nos efforts des derniers mois, estime Montana Butler.

Tout comme elle, Dana Blonde, propriétaire de Yoga Shala, à Calgary, ne fait désormais plus qu’espérer que le nombre de cas redescende rapidement dans la province.

Est-ce que les mesures prises pendant deux semaines vont vraiment changer quelque chose? C’est certain que je l'espère, dit-elle. Je vais tout faire pour que ce soit le cas.

Pas encore assez, selon des experts

L’épidémiologiste de l'Université de Calgary Craig Jenne se réjouit de voir le gouvernement agir pour limiter la transmission du virus, mais il craint que les restrictions n’aient pas l’effet escompté.

Ces restrictions sont assez modérées et assez légères par rapport à ce qui a été fait dans d'autres provinces et ailleurs dans le monde, affirme l'expert.

Je crains que les restrictions n’aient pas un effet suffisamment important sur les cas quotidiens.

Craig Jenne, épidémiologiste de l'Université de Calgary

Si l’Alberta ne va pas aussi loin que d’autres provinces, le spécialiste se demande quelle sera la situation dans la province prochainement.

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