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Le ministre de l'Éducation du Québec prêt à étudier l'option des demi-classes

Jean-François Roberge veut voir comment des écoles y sont parvenues. L'enjeu est d'ordre technologique et pédagogique.

Jean-François Roberge ajuste son masque au cours d'une conférence de presse.

Le ministre de l'Éducation du Québec, Jean-François Roberge

Photo : Ivanoh Demers

Alors que le gouvernement jugeait jusque-là l'idée « impossible », le ministre de l'Éducation se dit maintenant ouvert à étudier comment des écoles du Québec et d'ailleurs ont réussi à réduire le nombre d'élèves en classe sans nécessiter l'ajout d'un deuxième professeur.

Regardons les écoles qui le font bien. Est-ce qu'on peut s'inspirer de ça? a déclaré le ministre Roberge en entrevue à l'émission Tout un matin, à l'antenne de Radio-Canada à Montréal. Ce sont des choses qu'on étudie.

Il se questionne sur la possibilité de former davantage de professeurs à cette façon d'enseigner ainsi que sur la manière dont les écoles pourraient s'équiper mieux, avec des caméras plus efficaces.

Il faut voir si, d'un point de vue technologique, on est équipé de caméras pour faire une bonne captation des enseignants. Est-ce qu'on est pédagogiquement formé pour utiliser tout ça? En ce moment, c'est non, mais il y a des écoles qui le font.

Jean-François Roberge, ministre de l'Éducation du Québec

Les demi-classes sont recommandées par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ainsi que par l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) pour assurer la distanciation physique entre les élèves dans les salles.

Cette option n'a toutefois pas été retenue cet automne par le ministère de l'Éducation et le directeur national de la santé publique, Horacio Arruda, qui ont plutôt demandé aux établissements de maintenir les groupes-classes au complet pour former des bulles. Une classe de 30 élèves reste donc à 30 élèves dans le même espace, même avec l'alternance un jour sur deux de la 3e à la 5e secondaire.

Jeudi, le premier ministre François Legault a réitéré qu'il faut deux professeurs pour s'organiser en demi-classes, une affirmation que contestent les syndicats d'enseignants et les partis d'opposition.

Au printemps, le ministère de l'Éducation avait lui-même envisagé un scénario avec des demi-classes, avant de privilégier une autre option.

Le document de travail présentait deux scénarios, dont l'un consistait à un retour à temps partiel, avec des ratios réduits selon une fréquence et une formule alternée à définir : 50 %, ou 33 % du temps avec de l’enseignement à distance ou des travaux à faire lorsqu’ils ne sont pas en classe.

Des écoles y sont parvenues sans ajouter d'enseignants

Une caméra mobile est accrochée au plafond d'une salle de classe.

Une caméra mobile est accrochée au plafond d'une salle de classe.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Dupaul

Des écoles du Québec ont mis ce scénario en place de leur propre initiative depuis la rentrée. C'est le cas de l'école Joséphine-Dandurand, à Saint-Jean-sur-Richelieu, où les salles de plus vieux élèves du secondaire ne sont remplies qu'à 50 % afin d'assurer la distanciation physique et de prévenir la contamination entre les élèves.

L'enseignant est en classe avec le groupe A pendant que le groupe B est en ligne, depuis la maison, sur une plateforme de visioconférence.

L'école Paul-Germain-Ostiguy, à Saint-Césaire, en Montérégie, ou encore le Séminaire des Pères Maristes, à Québec, fonctionnent aussi selon ce modèle en alternance, un jour sur deux.

C'est quelque chose d'intéressant. C'est certain que, si on peut avoir moins d'élèves dans les classes, ça va favoriser la distanciation à l'intérieur des murs des classes.

Jean-François Roberge, ministre de l'Éducation du Québec, en entrevue à « Tout un matin »
Un contenu vidéo est disponible pour cet article

L'Ontario a limité la taille des classes en rendant la présence physique facultative tout en permettant la webdiffusion des cours. Au Nouveau-Brunswick, le nombre d'élèves dans un même local a également été réduit.

Au Danemark, en Autriche et en Italie, la taille des classes a été diminuée pour permettre d'espacer les pupitres.

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