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Le Vendée Globe, « l'Everest des mers », suivi par des millions d'adeptes

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Plusieurs voiliers sur l'eau.

Les 33 skippers qui participent aux Vendée Globe 2020 ont entamé la course dimanche aux Sables-d'Olonne.

Photo : afp via getty images / LOIC VENANCE

Depuis dimanche, les amateurs de voile vibrent au rythme de 33 marins qui se sont élancés de la côte de la Vendée pour une course folle en solitaire autour du monde. Pour l’ex-directeur de course de la Transat Québec-Saint-Malo Damien De Pas, c’est « l’édition de tous les records » du mythique Vendée Globe.

C’est l’Everest de la voile. L’épreuve reine à tous les quatre ans. Selon moi, c’est l’épreuve sportive la plus difficile au monde, lance le résident de Québec.

Damien De Pas, qui a également participé à la Transat Québec–Saint-Malo comme skipper en 2012 sur un bateau construit avec un ami, s’y connaît en course en haute mer. Il n’en est que plus impressionné par les exploits des participants du Vendée Globe.

Il faut tout maîtriser. Bien manoeuvrer, savoir réparer l’électronique et l’hydraulique. Prévoir la météo. Il n’y a aucune assistance extérieure. C’est un marin, un bateau et un tour du monde.

Armel Le Cléac'h, escorté, à l'approche des Sables-d'Olonne.

Le vainqueur du Vendée Globe 2016-2017, Armel Le Cléac'h, escorté à l'approche des Sables-d'Olonne.

Photo : Vendée Globe

Des formules 1 des mers

S’il parle d’une course historique, c’est d’abord en raison des 33 participants, dont six femmes, deux records. Lors de la première course, en 1989, seulement 13 marins prenaient le départ. Depuis, seulement six femmes ont réussi l'épreuve, souligne Damien De Pas.

Un record de rapidité pour parcourir les 44 996,2 kilomètres théoriques (24 296 milles nautiques) devrait également être battu. La course 2020 pourrait être gagnée en aussi peu que 70 jours. La marque actuelle, établie par Armel Le Cléac'h en 2017, est de 74 jours, 3 heures, 35 minutes et 46 secondes.

Les avancées technologiques rendent toutefois les bateaux de 2020 plus performants que ceux d’il y a 4 ans.

Ce sont des formules 1 des mers. Très performants, très rapides et il y a une probabilité de bris très élevée. En mer, c’est un bruit infernal à bord parce que les bateaux vont très, très vite.

Damien De Pas, ex-directeur de course de la Transat Québec–Saint-Malo

Gare aux bris

Les bris d’équipement sont d’ailleurs la principale cause d’abandon durant la course. Environ 40 % des participants ne terminent généralement pas leur tour du monde. La ligne est fine entre aller suffisamment vite pour gagner la course et ne pas pousser le bateau au-delà de ce qu’il peut endurer.

Là encore, toutefois, la technologie fait de petits miracles. Les nouveaux bateaux sont équipés de senseurs qui vont mesurer la charge sur les coques et prévenir le marin s’il pousse un peu trop et doit lever le pied, explique Damien De Pas.

Damien De Pas en entrevue devant le bassin Louise.

Passionné de voile, Damien De Pas suit de près le Vendée Globe.

Photo : Radio-Canada

Si la pandémie de COVID-19 en France a forcé un départ beaucoup plus discret qu’à l’habitude aux Sables-d'Olonne, l’intérêt du public pour la course ne devrait être que plus grand cette année.

Plusieurs centaines de milliers de skippers virtuels, dont Damien De Pas, se sont d’ailleurs inscrits pour une course du Vendée Globe en ligne sur le simulateur de voile Virtual Regatta.

(Avec les informations de Jean-Philippe Martin)

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