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Les 5 défis du Réseau de santé Vitalité

Le nouveau président-directeur général du réseau de santé francophone sera nommé sous peu.

Un professionnel de la santé

Le recrutement de personnel médical sera important pour le prochain PDG de Vitalité.

Photo : iStock

Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La personne qui remplacera Gilles Lanteigne à la tête du Réseau de santé Vitalité n'aura pas la tâche facile. Voici les cinq principaux défis qui attendent le prochain dirigeant.

1 - Trouver des employés

Une infirmière dans une salle d'opération.

Au réseau de santé Vitalité, il manque environ 200 infirmières immatriculées.

Photo : Getty Images / gpointstudio

La pénurie de personnel est criante dans le système de santé. Particulièrement dans les régions du nord de la province.

Des services ont été fermés de façon ponctuelle dans certains hôpitaux en raison d’un manque de personnel.

Au réseau de santé Vitalité, il manque environ 200 infirmières immatriculées. D'ici cinq ans, un tiers des médecins et des infirmières seront admissibles à la retraite.

Selon la Dre Michèle Michaud, médecin de famille à Edmundston et porte-parole de la Société médicale du Nouveau-Brunswick, la crise touche tous les domaines.

Ce n'est pas juste des infirmières, ce n'est pas juste des auxiliaires, ça nous prend des bras, pour prendre soin de nos patients au niveau des préposés. On voit peut-être un certain épuisement de nos autres professionnels de la santé par manque de main-d'œuvre du côté des proposés, explique la Dre Michaud.

Le prochain PDG devra travailler avec le gouvernement provincial qui a annoncé l’année dernière sa stratégie pour recruter davantage d’infirmières, notamment avec le recrutement à l'étranger.

2 - Adapter les services à l'état de santé de la population

image d'un corps d'une personne marchant dans la rue

Le tiers des Néo-Brunswickois sont en surpoids.

Photo : Reuters / Gustavo Graf Maldonado

La population du Nouveau-Brunswick est l’une des plus âgées au Canada. Et cette population n’est pas en santé.

Selon le Conseil de la santé du Nouveau-Brunswick (CSNB), un Néo-Brunswickois sur cinq fume et une personne sur trois est en surpoids.

Il y a lieu de maximiser l'usage d'infirmières praticiennes, d'infirmières, d'autres professionnels de la santé, quand on sait qu'on a une proportion qui a beaucoup de maladies chroniques, affirme Stéphane Robichaud, directeur du CSNB. Ces gens-là pourraient bénéficier davantage d'avoir plus de visites avec des nutritionnistes par exemple que de voir davantage un médecin.

3 - Réduire les temps d'attente pour les chirurgies

Un chirurgien prend un instrument dans sa main.

Le temps d'attente pour une chirurgie à la hanche est de 224 jours dans le réseau Vitalité.

Photo : iStock

L'attente pour plusieurs chirurgies est parfois très longue.

À titre d’exemple, le temps d’attente moyen pour une chirurgie à la hanche au réseau Vitalité est de 224 jours selon les données du ministère de la Santé, alors que selon les normes à l’échelle nationale, cette attente ne devrait pas dépasser 182 jours.

Sans compter qu’avec la pandémie de COVID-19, il faudra rattraper le temps perdu des chirurgies non urgentes qui ont été annulées.

4 - Faciliter l'accès aux soins de santé primaires

Une médecin examine une patiente avec un stéthoscope.

41 % de la population n’arrive pas à avoir un rendez-vous avec son médecin de famille à l’intérieur de cinq jours.

Photo : iStock

Selon Stéphane Robichaud, les soins de santé primaires ont été négligés depuis longtemps.

Il n'y a aucun doute qu'il nous manque des ressources dans des endroits au Nouveau-Brunswick, mais c'est aussi très clair que depuis 10 ans on n’utilise pas les ressources que l'on a à leur maximum, croit-il.

Dans son plus récent rapport sur la santé primaire, le CSNB a constaté que 41 % de la population n’arrivait pas à avoir un rendez-vous avec son médecin de famille à l’intérieur de cinq jours.

Cette situation se traduit par une augmentation des visites aux urgences. Le CSNB a évalué que 70 000 Néo-Brunswickois utilisent la salle d’urgence comme lieu habituel de soins.

Certaines améliorations ont été faites, dont l’embauche d’infirmières praticiennes. Mais les postes ne sont pas tous pourvus.

5 - Répondre aux besoins croissants en santé mentale

Une image floue d'un homme assis sur un lit dans une petite chambre d'hopital.

L'accès aux services de santé mentale peut être long au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

L’accès aux soins en santé mentale et le traitement des dépendances sont aussi des enjeux de santé publique qui devront attirer l'attention du prochain PDG.

Dans l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, les Néo-Brunswickois ont indiqué avoir un état de santé mental plus faible qu'ailleurs au Canada (64,1 % des Néo-Brunswickois se qualifient en très bonne ou excellente santé mentale; le taux comparable pour le Canada est de 71,6 %).

Les listes d'attente pour obtenir des services sont aussi très longues, surtout chez les jeunes qui doivent parfois patienter jusqu'à deux ans avant de recevoir une évaluation dans le système public.

D'après les informations de Michel Corriveau

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