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La pandémie joue sur la santé mentale des enfants, révèle une étude

Un homme est assis sur le sol dans le salon. Il tient les mains de son enfant, assis sur le sofa.

Les enfants peuvent ressentir de l'angoisse au sujet de la COVID-19, mais également présenter des symptômes de dépression, d'anxiété, de stress post-traumatique et des problèmes de comportement.

Photo : iStock

La santé mentale des enfants pourrait être « particulièrement touchée » par la pandémie de COVID-19, révèle une étude dont les auteurs souhaitent voir plus d’investissement en vue d'assurer des services de soutien pour tous les enfants.

En plus de la fermeture des écoles au printemps, la pandémie a entraîné la diminution des rapports avec la famille et les amis. Beaucoup d’enfants se sont également retrouvés face au stress que vit leur famille lorsque celle-ci est touchée par la COVID-19 sur le plan économique.

Tout cela peut avoir des conséquences sur la santé mentale de ces jeunes, qui peuvent alors avoir des symptômes d’anxiété, de dépression, de stress post-traumatique et des problèmes de comportement, souligne le rapport commandé par la représentante des enfants et de la jeunesse de la Colombie-Britannique.

Certains enfants peuvent être de plus en plus instables, peut-on lire dans le rapport, notamment ceux qui présentent déjà des problèmes de santé, les jeunes qui sont en famille d’accueil et ceux qui doivent composer avec un désavantage socioéconomique ou du racisme.

Pour arriver à ces conclusions, les auteurs de l’étude ont évalué une soixantaine d’articles publiés dans les 70 dernières années. Une étude de 2009 indique, par exemple, que parmi les enfants qui ont été isolés durant la grippe H1N1, le SRAS ou la grippe aviaire, 30 % ont présenté des symptômes de stress post-traumatique.

En contrepartie, seulement 5 à 11 % des enfants qui ont survécu à un tremblement de terre, à un feu de forêt ou à un ouragan présenteront de tels symptômes, selon plusieurs rapports publiés entre 2010 et 2018.

Plus de ressources en santé mentale

Les auteurs de l’étude plaident pour qu’un meilleur financement soit accordé aux services de soutien en santé mentale chez les jeunes afin de minimiser l’impact que la pandémie pourrait avoir à long terme sur ce groupe d'âge.

Le financement et l’implantation de services de soutien en santé mentale dans le cadre du plan de relance de la Colombie-Britannique aideraient les jeunes à recevoir l’assistance dont ils ont besoin pendant, mais aussi après la pandémie, explique la professeure à la faculté de médecine à l’Université Simon Fraser Charlotte Waddell, qui fait partie des auteurs.

Déjà, alors que la province en est à son neuvième mois de pandémie, le centre d’aide téléphonique Kids Help Phone a enregistré une augmentation de 51 % de messages textes de jeunes qui souhaitaient obtenir de l’aide. Le service d’appel en tout temps signale quant à lui une augmentation de 70 % depuis le mois de mai.

La COVID-19 est une crise sanitaire sans précédent. Elle représente toutefois l’occasion de faire de la Colombie-Britannique un endroit où le bien-être émotionnel et social des enfants est pris en compte et où ils sont au centre d’un effort collectif visant à assurer leur développement, écrivent les auteurs.

Pour ce faire, la province doit régler la pénurie de services et s’assurer que les budgets sont suffisants et protégés de toute compression, disent-ils.

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