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Le Tribunal des droits de la personne de l’Ontario se penche sur la discrimination à Emo

Un panneau aux couleurs du drapeau de la Fierté repose en trois morceaux sur une dalle de béton.

Cette pancarte à Emo a été déchirée lors d'un acte de vandalisme, selon l'organisme Borderland Pride.

Photo : Twitter / Borderland Pride

Radio-Canada

Le Tribunal des droits de la personne de l’Ontario étudiera la plainte déposée en juin par l’organisation Borderland Pride qui affirme que le Canton d’Emo, dans le Nord-Ouest de l’Ontario, a fait preuve de discrimination basée sur l’orientation sexuelle en refusant de reconnaître le mois de la fierté.

La plainte concerne plus précisément le maire, Harold McQuaker, et les conseillers Harrold Boven et Warren Toles, qui avaient voté contre la demande de Borderland Pride.

La mairie du canton d'Emo.

L’organisme de défense des droits des personnes LGBTQ+ du district de Rainy River souhaitait aussi que le drapeau de la fierté flotte devant l’hôtel de ville d'Emo.

Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

Le coprésident de Borderland Pride, Douglas Judson, explique que l’organisme avait donné l’occasion au conseil de revenir sur sa décision, sans succès.

Il était clair pour nous, lors des délibérations en mai, que la décision de rejeter la résolution était entièrement basée sur l’orientation sexuelle des demandeurs. C’est de la discrimination pouvant donner lieu à une procédure judiciaire selon le Code des droits de la personne.

Une citation de :Douglas Judson, coprésident de Borderland Pride

Nous croyons que c’est une discussion importante à avoir dans les petites communautés rurales, car les personnes LGBTQ y sont souvent isolées, ajoute-t-il.

Dans sa plainte, Borderland Pride demande une compensation totale de 45 000 $.

Le Canton d’Emo a jusqu’au 15 décembre pour répondre au tribunal.

Le conseiller Harrold Boven a refusé de commenter. Les deux autres élus n’ont pas répondu à une demande d’entrevue.

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