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Manifestation contre la violence sexuelle à l’Université Mount Allison

Des manifestantes brandissent des pancartes dénonçant des agressions sexuelles.

De nombreuses personnes manifestent contre la violence sexuelle à l'Université Mount Allison, jeudi.

Photo : Radio-Canada / Wildinette Paul

Radio-Canada

Des étudiantes de l’Université Mount Allison, à Sackville, au Nouveau-Brunswick, manifestent jeudi pour dénoncer des cas d’agressions sexuelles.

L’étudiante Michelle Roy est l’organisatrice de la manifestation.

J’ai commencé la manifestation parce que durant mes cinq dernières années à Mount Allison j’ai réalisé que l’agression sexuelle, c’est un problème. Je voulais faire quelque chose pour protéger les étudiants qui vont venir, les étudiants ici aujourd’hui, explique Michelle Roy.

Plusieurs personnes ont récemment dénoncé des agressions sexuelles sur les médias sociaux. Selon Mme Roy, le problème des agressions sexuelles à l’intérieur et à l’extérieur du campus est largement répandu.

Il y a beaucoup d’histoires. Généralement, c’est entre étudiants. Souvent, c’est entre des gens qui viennent juste d’arriver à l’université, en première année. La plupart sont sur le campus, en résidence, mais il y a beaucoup d’incidents dans les bars ici, dans les maisons, à des [fêtes] où l’alcool est servi. Ça arrive partout, indique Michelle Roy.

Quelques centaines de manifestants.

Une foule manifeste devant un édifice du campus de Sackville.

Photo : Radio-Canada / Wildinette Paul

L’une des manifestantes, l'étudiante Hannah Ehler, de Wolfville, explique qu’elle a elle-même connu du harcèlement sexuel dans le campus et ailleurs à Sackville. Elle dit connaître beaucoup d’autres personnes qui ont connu des expériences similaires et elle réclame des mesures pour changer cette culture.

Je demande qu’il y ait du changement. Je demande vraiment qu’il y ait des actions qui sont prises par l’Université, de prendre ce mouvement au sérieux [...] pour mieux protéger les victimes, oui, mais aussi éliminer que ça arrive, lance Hannah Ehler.

Jean-Paul Boudreau, le recteur de l'Université Mount Allison, assure que la direction est à l'écoute et qu'elle comprend que la communauté étudiante envoie le message que l'insitutition n'a pas su répondre à leurs attentes. On les écoute puis on va faire des changements , a-t-il dit.

Un plan d'action a été dévoilé jeudi et l'Université s'engage à le suivre. On va faire une enquête en collaboration avec nos étudiants, puis on va faire des changements. On va faire des changements très importants, affirme M. Boudreau. C'est absolument prioritaire.

Jean-Paul Boudreau en entrevue par webcam.

Jean-Paul Boudreau, recteur de l'Université Mount Allison, en entrevue par Zoom le 12 novembre 2020.

Photo : Radio-Canada

Michelle Roy dit avoir déjà eu une réunion avec l'équipe du recteur, mercredi. Les représentants de l'Université, dit-elle, l'ont écouté et ils ont pris ses propos au sérieux. Tout le monde les regarde maintenant. Je crois qu’ils vont faire quelque chose et j’espère que les autres universités vont pouvoir suivre, souligne l'étudiante.

Une association provinciale appuie les manifestants

Des représentants de l’Alliance étudiante du Nouveau-Brunswick sont présents à la manifestation. Selon la directrice générale Wasiimah Joomun, les agressions sexuelles dénoncées ces derniers jours ne sont que la pointe de l’iceberg.

J’ai l’impression qu’il y a beaucoup plus que [ce qui est] rapporté. Donc, c’est vraiment une grande initiative et nous sommes ravis de voir la participation des étudiants. C’est une conversation qui doit se passer maintenant, immédiatement, pour avoir des actions, affirme Wasiimah Joomun.

Wasiimah Joomun et Patrick Hickey interviewés devant les manifestants.

La directrice générale de l’Alliance étudiante du Nouveau-Brunswick, Wasiimah Joomun, et le président de l'organisme, Patrick Hickey, réclament des changements immédiats pour lutter contre les agressions sexuelles dans les campus.

Photo : Radio-Canada

Des étudiants réclament des changements auprès des universités du Nouveau-Brunswick depuis plusieurs années, ajoute le président de l'Alliance, Patrick Hickey, qui est déçu du résultat des mesures prises jusqu’à présent.

On a pensé que les changements étaient faits. On a beaucoup de nouveaux programmes sur chaque campus, mais maintenant on voit que ça ne fonctionne pas. Et ce n’est pas juste ici. On voit ça maintenant à Fredericton, à Saint-Jean, à toutes les universités au Nouveau-Brunswick. Alors on pense que maintenant on doit vraiment avoir de plus gros changements, explique Patrick Hickey.

Avec les renseignements de Michèle Brideau et de Wildinette Paul

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