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Problèmes cardiaques et pandémie ne font pas bon ménage

Un homme touche sa poitrine à l'endroit du coeur.

Des personnes vivant avec une condition cardiovasculaire souffrent d'anxiété à cause de la pandémie.

Photo : Getty Images / PeopleImages

Radio-Canada

La pandémie amène son lot de nouveaux défis aux personnes vivant avec les séquelles d’un AVC, une maladie du cœur ou un déficit cognitif d’origine vasculaire. C'est ce que révèle le plus récent sondage mené auprès de plus de 1000 personnes par l'organisme Cœur + AVC en mai dernier.

Plusieurs ont vu leurs symptômes s'aggraver, alors que l'idée de contracter la COVID-19 a causé de l'anxiété chez 75 % des répondants et de leurs proches aidants. Comme les personnes âgées et celles qui souffrent de maladies pulmonaires, ils sont plus à risque de développer des complications s'ils venaient en contact avec le virus.

Les résultats ne m'ont pas surpris, c'est ce qu'on voit avec nos patients ici. La pandémie a créé beaucoup d'anxiété pour des raisons bien fondées, soutient le Dr Guillaume Paré, professeur de médecine à l'Université McMaster et spécialiste de la prévention des maladies vasculaires.

Le sondage révèle aussi que 61 % des personnes vivant avec une condition cardiovasculaire craignaient de devoir se rendre à l’hôpital si elles avaient besoin de soins médicaux.

Beaucoup de patients ont maintenant une réticence à aller à l'hôpital. Un des messages qui est très important, c'est qu'en cas de symptômes sévères de complication cardiaque, il faut se rendre à l'hôpital, insiste Dr Paré.

Les impacts de la pandémie sur la santé physique et mentale des répondants, les impacts néfastes d'un isolement prolongé et une situation financière précaire faisaient également partie des préoccupations fréquemment mentionnées.

La télémédecine à la rescousse

Le sondage a aussi évalué l'impact de la télémédecine sur les répondants. Étant des maladies chroniques, les maladies cardiovasculaires nécessitent des suivis réguliers. Considérant les consignes de confinement assez restrictives dans la plupart des régions, les rencontres virtuelles se sont imposées.

La compagnie d'Ottawa Aetonix a développé l'application aTouchAway, qui a été largement utilisée au Canada et en Angleterre ces derniers mois pour la télémédecine, mais aussi pour permettre aux patients d'être en contact avec leurs proches.

C'est une solution qui permet de connecter les travailleurs de la santé à leurs patients à travers une plateforme qui permet de faire des protocoles de soins et de gérer les patients à distance, explique Michel Paquet, le chef de la direction et fondateur de la compagnie Aetonix.

La réponse des malades a été très positive : 8 à 9 personnes sur 10 ont trouvé ces rencontres pratiques et efficaces pour répondre à leurs besoins, notant qu'elle permettaient quand même une bonne écoute des professionnels de la santé.

Ça a amené le monde médical à penser à comment on peut travailler avec nos patients à distance et à porter une attention plus axée sur l'éducation.

Une citation de :Michel Paquet, chef de la direction et fondateur de la compagnie Aetonix

On a aidé plus de 175 hôpitaux en Angleterre à permettre une communication entre un patient aux soins intensifs et sa famille à l'extérieur dans une situation de confinement, on a aidé plus de 9000 personnes à avoir un certain contact, se réjouit M. Paquet.

Même s'ils conviennent que cette technologie ne remplacera jamais les rencontres en personne pour un diagnostic ou pour soutenir un proche, plusieurs professionnels de la santé sont d'avis que cette forme de communication virtuelle est là pour rester en raison son côté pratique et de sa souplesse.

Avec les informations de Stéphane Leclerc

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