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Joe Biden accélère la transition en nommant son futur chef de cabinet

Ron Klain, qui a été chef de cabinet du vice-président Al Gore, a également travaillé avec le président désigné lorsqu'il était président du Comité judiciaire du Sénat.

MM. Klain et Biden sont assis côte à côte et participent à un comité.

Ron Klain, à gauche, a notamment coordonné la réponse de la Maison-Blanche à la crise Ebola en 2014. Il était accompagné à ce moment du vice-président Joe Biden.

Photo : Getty Images / Mark Wilson

Agence France-Presse

Joe Biden presse le pas dans la transition, alors que Donald Trump ne lui concède toujours pas la victoire : le président américain élu a choisi un démocrate chevronné pour être son chef de cabinet à la Maison-Blanche.

M. Biden, qui doit prendre ses fonctions le 20 janvier, procède ainsi à sa toute première nomination, annoncée dans un communiqué par l'équipe de la transition présidentielle Biden-Harris.

L'expérience longue et diversifiée de Ron Klain et sa capacité à travailler avec des gens de tous les horizons politiques sont précisément ce dont j'ai besoin pour un chef de cabinet de la Maison-Blanche comme nous vivons ce moment de crise et rassemblons à nouveau notre pays, a déclaré le président élu.

Ron a été d'une valeur inestimable pour moi au cours des nombreuses années où nous avons travaillé ensemble, a ajouté M. Biden à propos de celui qui a été son premier chef de cabinet lorsqu'il était vice-président, à partir de 2009.

M. Klain, 59 ans, a également travaillé avec M. Biden lorsqu'il était président du Comité judiciaire du Sénat. Il a ensuite été le chef de cabinet du vice-président Al Gore. Sous la présidence de Barack Obama, Ron Klain a coordonné la réponse de la Maison-Blanche à la crise Ebola en 2014.

Il a assuré que c'était l'honneur d'une vie d'être nommé à ce poste. J'ai hâte de les aider, lui et la vice-présidente élue, à rassembler une équipe talentueuse et diversifiée pour travailler à la Maison-Blanche, pour nous atteler à leur ambitieux programme de changement, et chercher à combler les divisions dans notre pays, a-t-il ajouté.

Le choix de Ron Klain a suscité les éloges des démocrates, comme la sénatrice Elizabeth Warren, qui a qualifié sa désignation de super choix parce qu'il comprend l'ampleur de la crise sanitaire et économique, et il a l'expérience pour diriger cette prochaine administration.

Depuis que sa victoire aux élections du 3 novembre a été annoncée samedi dernier par les principaux médias américains, Joe Biden s'est adressé à la nation, a mis en place un groupe de travail sur le coronavirus, s'est entretenu avec des dirigeants mondiaux, y compris des alliés de Donald Trump, et a commencé à passer en revue les membres potentiels de son cabinet.

Mercredi, il a reçu par téléphone les félicitations des premiers ministres australien Scott Morrison et japonais Yoshihide Suga, ainsi que du président sud-coréen Moon Jae-in, après celles d'autres alliés traditionnels des États-Unis les jours précédents, notamment le premier ministre canadien Justin Trudeau.

Le président Trump, qui abhorre les perdants, a jusqu'à présent refusé de concéder sa défaite et mène une lutte judiciaire dans l'espoir de renverser le résultat de l'élection. Une source d'embarras, a commenté Joe Biden lundi.

En adoptant cette même ligne de déni, un responsable clé de l'administration Trump a empêché qu'elle fournisse financement et coopération à l'équipe de transition.

L'identité du futur chef de cabinet de la Maison-Blanche a été annoncée au terme d'une journée marquée par des commémorations du jour du Souvenir en ordre séparé, à rebours de ce traditionnel moment d'unité.

M. Trump s'est rendu au cimetière national d'Arlington, près de Washington, où il a déposé une gerbe sur la tombe du Soldat inconnu, tandis que M. Biden assistait à une cérémonie au mémorial de la guerre de Corée, à Philadelphie.

Comme tous les jours depuis l'élection, Donald Trump avait entamé sa journée sur son canal de communication favori, Twitter, pour continuer à relayer sans aucun élément concret à l'appui ses accusations de fraude électorale.

Il peut jusqu'ici bénéficier du soutien des principaux ténors du Parti républicain qui plaident pour que les recours judiciaires soient examinés avant une éventuelle admission de sa défaite par le président. Mais certains républicains commencent à demander à leur champion de se résoudre à la défaite.

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