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De Grey's Anatomy à This Is Us, la COVID-19 s'installe dans les séries télé 

Meredith Grey porte une tenue de médecin et un masque.

Le personnage de Meredith Grey dans la nouvelle saison de « Dre Grey, leçons d'anatomie (Grey's Anatomy) »

Photo : ABC

Radio-Canada

De Dre Grey, leçons d'anatomie (Grey's Anatomy) à Notre vie (This Is Us) en passant par The Conners, la COVID-19 et ses conséquences sur la vie quotidienne s'installent dans les fictions, en particulier dans les séries américaines, très réactives.

En tenue de cosmonaute, mais toujours glamour, les médecins de Dre Grey, leçons d'anatomie reprendront du service jeudi avec le lancement, aux États-Unis, de la dix-septième saison, retardée à cause de la crise sanitaire, mais plongée au cœur du sujet à la faveur d'un saut narratif.

Impossible pour la série médicale à la longévité record d'ignorer la plus grande histoire médicale du siècle, avait résumé cet été sa productrice exécutive, Krista Vernoff, invoquant une responsabilité à l'égard du personnel soignant, dans un balado du Hollywood Reporter.

La COVID-19 au programme de Chicago Med

Pour l’équipe de Chicago Med, évoquer le contexte sanitaire relevait aussi de l'évidence. Ne pas le faire n'aurait pas été réaliste, ont expliqué à l'AFP Diane Frolov et Andrew Schneider, qui dirigent la série. 

Le premier épisode de la saison 6, diffusé mercredi, traitera abondamment de la lassitude suscitée par la COVID. Par la suite, la maladie restera en toile de fond, notamment à travers les nouveaux protocoles mis en place pour protéger du virus les patients et les patientes ainsi que le personnel soignant.

Sans surprise, d'autres émissions médicales, comme Le bon docteur (The Good Doctor) et Le résident (The Resident), se sont frottées à la pandémie ou le feront, mais les effets économiques et sociétaux de cette dernière se font sentir au-delà du genre.

Les conséquences économiques de la crise dans The Conners

Dans la série dramatique Notre vie, qui vient d'entamer sa cinquième saison, la famille Pearson porte des masques, s'embrasse à distance ou subit le report d'un essai clinique pour une autre terrible maladie…

Et dans The Conners, suite de la comédie de situation Roseanne, c'est le prisme économique qui est privilégié pour suivre une famille ouvrière qui galère toujours financièrement et vit la plupart du temps sans filet de sécurité, a souligné à l'AFP son coproducteur exécutif et coauteur Dave Caplan.

Ainsi, toute la famille revient vivre sous le même toit, pour lequel le père reçoit un avis d'expulsion, sa belle-sœur tentant quant à elle de sauver son restaurant en s'improvisant livreuse à vélo.

Cela nous a semblé naturel d'intégrer la COVID-19 [dans la vie de personnages qui] avaient démarré des entreprises, qui essayaient désespérément d'avancer dans leur carrière [avant que le virus n'interrompe tout cela], explique Dave Caplan. 

L'équipe a aussi choisi, fait rare, d'intégrer le point de vue de personnes réticentes à se plier à la science et aux restrictions sanitaires. C'est quelque chose qui existe réellement dans notre pays, fait valoir Dave Caplan. Alors c'est restitué dans notre série.

Des séries et des films s’inspirent du confinement

Tournée pendant le confinement, la série de Netflix Social Distance, coproduite par Jenji Kohan, à qui l’on doit Orange Is the New Black, explore en huit épisodes et autant d'histoires le maintien des liens sociaux par l’intermédiaire des écrans et des applications, tandis que, sur HBO, le film Costal Elites met en scène cinq personnages se racontant face à leur webcam.

En France, Dany Boon prépare, pour Netflix encore, une comédie centrée sur le confinement dans un immeuble parisien.

Et Amazon dévoilera jeudi Connectés, un mélange de suspense et de comédie sur un apéro virtuel qui dégénère, avec Michaël Youn et Audrey Fleurot, vue dans Les intouchables

Un film plus que jamais d'actualité, en plein reconfinement, fait valoir son réalisateur, Romuald Boulanger, convaincu qu'il faut raconter des histoires qui nous touchent directement.

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