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De l’aide de Québec et de la Côte-Nord pour les enquêtes épidémiologiques

Donald Aubin parle aux médias.

Le Dr Donald Aubin

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean a demandé de l'aide aux régions de Québec et de la Côte-Nord pour mener des enquêtes épidémiologiques, le temps de former de nouveaux enquêteurs.

La courbe est loin de s'aplatir au Saguenay-Lac-Saint-Jean et rien n'indique que les choses sont sur le point de se calmer.

Le bilan de la COVID-19 continue de s'alourdir, alors que 198 cas et trois décès se sont ajoutés mercredi. On compte désormais plus de 1000 cas actifs dans la région.

Avec la transmission communautaire et la quantité de diagnostics positifs qui ne cessent de tomber, il devient difficile de mener les enquêtes épidémiologiques. Il y a un mois, on en avait 40. On est passé à 110, 115, 125. On est rendu à 160. Et là on est en train d'en former 50 de plus, a détaillé le directeur régional de la santé publique, le Dr Donald Aubin.

Il a d'ailleurs reconnu que les délais peuvent être très longs lorsque vient le temps de contacter une personne qui a été à proximité d'une personne atteinte de la COVID-19. La problématique actuellement c’est les cas contacts des gens qui ont eu un contact. On demande souvent aux cas positifs d’aviser les gens eux-mêmes pour éviter la propagation et on essaie de rappeler les gens le plus vite possible, mais il y a des gens qui se retrouvent avec des délais qui sont quand même longs, a-t-il poursuivi.

« On se retrouve avec des gens qui peuvent être quatre, cinq, six jours avant d’avoir un appel. »

— Une citation de  Dr Donald Aubin, directeur de la santé publique

Il s'attend à ce que la situation se replace après, évidemment, une période de rattrapage au début.

Situation difficile au CHSLD Jacques-Cartier

Le réseau de la santé doit donc s'adapter partout. Le CHSLD Jacques-Cartier, à Chicoutimi, est maintenant le deuxième pire au Québec. On y dénombre 100 cas positifs, dont 57 résidents. Le CHSLD compte aussi 13 décès. Le scénario est similaire à l'hôpital d'Alma avec 122 cas et à celui de Chicoutimi, avec 117 cas.

On vit ce qu’on a vécu dans les autres CHSLD. Quand le virus entre dans un endroit dans lequel il y a beaucoup de proximité, il y a beaucoup de contacts au niveau des soins, on se retrouve avec des gens qui sont très vulnérables. Ce sont des soins qui nécessitent des contacts, a mentionné le docteur Aubin.

L'extérieur du CHSLD Jacques-Cartier.

Treize décès sont survenus au CHSLD Jacques-Cartier de Chicoutimi.

Photo : Radio-Canada

De l'aide autre que pour les enquêtes?

Le député péquiste de Jonquière, Sylvain Gaudreault, croit qu'il serait bon que des professionnels de la santé soient dépêchés au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Je me souviens qu'à la première vague, le Saguenay-Lac-Saint-Jean, qui était moins touché à ce moment-là, avait offert de l'aide à d'autres régions comme Montréal, Laval où il y avait des cas plus importants dans les CHSLD. Alors là, je pense que c'est le temps d'avoir un petit retour d'ascenseur, a-t-il avancé.

La santé publique analyse cette possibilité, mais n'a pas entrepris de démarches officielles.

Portrait de Sylvain Gaudreault.

Sylvain Gaudreault, député de Jonquière

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Plus de lits pour les patients atteints?

En ce moment, 31 personnes sont hospitalisées dans la région, soit 12 de plus que vendredi dernier. La capacité d'hospitalisation actuelle est de 35 lits. Il y a aussi six personnes aux soins intensifs, un sommet depuis le début de la pandémie.

Rappelons qu'une unité de traitements de patients atteints de la COVID-19 a récemment été ouverte du côté de l'hôpital d'Alma.

Donald Aubin assure que des lits pourront être ajoutés en cas de besoin. On s’adapte au fur et à mesure aux besoins. Chaque fois qu’on augmente le nombre de lits dédiés à la COVID-19, ce sont des lits d’hospitalisation de moins, a-t-il enchaîné.

On sent qu’il y a une pression qui est de plus en plus importante et du fait qu’on a beaucoup de cas actuellement, on peut s’attendre qu’il va y avoir des besoins de lits qui vont être encore plus importants dans les prochains jours. L’équipe est vraiment en train de réfléchir pour développer plus de lits.

L'extérieur de l'hôpital d'Alma.

L'hôpital d'Alma

Photo : Radio-Canada / Steeven Tremblay

Cependant, il ne croit pas que le réseau régional a perdu le contrôle. Il y a une forte pression sur le réseau, mais c’est un réseau qui tient le coup grâce à ses travailleurs qui travaillent d’une façon importante et que je remercie, a-t-il assuré.

« Le réseau continue de tenir le coup. Un réseau en perte de contrôle, c’est un réseau qui a des problèmes avec les respirateurs, des problèmes avec les lits. Ce n’est pas ce qu’on vit. »

— Une citation de  Dr Donald Aubin, directeur de la santé publique

Les infirmières déçues

Du côté des infirmières, l'inquiétude persiste et la grogne s'installe, notamment à la suite de la visite du ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, plus tôt cette semaine. La présidente régionale de la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ), Julie Bouchard, s’attendait à ce que le ministre arrive avec des solutions concrètes, des mesures incitatives.

« Tout ce qu’on a su, c’est continuez à laver vos mains, à porter votre masque et à poursuivre la distanciation sociale. »

— Une citation de  Julie Bouchard, présidente régionale de la FIQ
Julie Bouchard pose devant des affiches de la FIQ

Julie Bouchard, la présidente de la FIQ au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Photo : Radio-Canada / Lynda Paradis

Elle espérait recevoir de l'aide d'autres professionnels. Dans les grandes villes, les professionnels en soins ont aussi été affectés, tellement que l’armée canadienne a dû venir en aide dans les différents centres pour pouvoir continuer à donner des soins. Nous c’est la même chose qui se passe présentement, a-t-elle indiqué.

Selon un reportage de Mireille Chayer

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