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Les huiles essentielles pour combattre la morosité de la pandémie

Détresse, anxiété et stress ont-ils poussé les Québécois à se tourner davantage vers l’aromathérapie? Chez Aliksir, producteur d’huiles essentielles, les ventes ont suivi la courbe de la première vague de COVID-19.

L'extérieur de la façade du bâtiment.

Aliksir a vu le jour en 1996, à Deschambault-Grondines.

Photo : Radio-Canada / Martin Chabot

Maude Montembeault

Une musique de méditation tibétaine et une odeur de forêt de conifères émanant de nombreux diffuseurs accueillent les clients qui franchissent le pas de la porte de la boutique Aliksir.

La bâtisse a été dessinée par les propriétaires, Lucie Mainguy et son mari, architectes de profession. C’est à la fin des années 1990 qu’ils ont créé Aliksir, à Deschambault-Grondines, dans la MRC de Portneuf.

Les huiles essentielles, c’est comme mon habitat aussi. Ça fait partie de mon habitat, illustre Lucie Mainguy, en nous faisant visiter le bois derrière son commerce, qui sert de matière première à ses produits.

Une femme qui coupe une branche d'un conifère.

Lucie Mainguy utilise branches, feuilles et fleurs de son terrain dans la fabrication des huiles essentielles.

Photo : Radio-Canada / Martin Chabot

C’est après avoir donné naissance à son septième enfant qu’elle décide de mettre de côté l’architecture pour se consacrer entièrement aux huiles essentielles. À ce moment, les distilleries qui ne se destinent pas aux secteurs industriel et pharmaceutique sont plutôt rares.

D'un chiffre d'affaires de 100 000 $ en 1996, Aliksir a maintenant franchi le cap des 2 millions de dollars.

Les impacts du confinement

Le premier confinement au Québec a forcé la fermeture des deux boutiques d’Aliksir, mais les ventes en ligne ont bondi. Tu regardes la courbe et il y a eu un pic à peu près dans le même profil. C’est un pic de panique, observe Lucie Mainguy.

Le télétravail pourrait expliquer que plusieurs aient souhaité créer, par la diffusion d’huiles essentielles, une atmosphère plus agréable, plus relaxante chez eux.

Puis, il y a le besoin de se calmer et de se poser qui semble plus présent que jamais, depuis la pandémie de COVID-19.

À Trois-Rivières, Charlyne Houle, massothérapeute depuis dix ans et copropriétaire du studio Skyn, reçoit de tels commentaires de ses clientes. Elle a toujours utilisé les huiles essentielles lors des traitements qu’elle offre.

Une femme couchée sur une table qui reçoit un traitement d'huile essentielle.

Charlyne Houle a intégré les huiles essentielles dans sa vie professionnelle depuis ses débuts, il y a dix ans.

Photo : Radio-Canada / Martin Chabot

Charlyne Houle explique que la beauté, avec les huiles essentielles, réside dans les différents bienfaits qu'elles apportent. Elles peuvent donc répondre aux différents besoins manifestés par les clients.

Avec l'aromathérapie, ce qui est l'fun, c’est qu’on vient cibler les huiles essentielles, comme la lavande, la sauge et la marjolaine, [selon leurs propriétés], explique-t-elle.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Bouteilles sur une rangée

Le reportage de Maude Montembeault

Photo : Radio-Canada

Hausse de la compétition

Les ventes en ligne ont permis à Aliksir de survivre à la première vague de COVID-19 et fait réaliser à Lucie Mainguy qu’une redéfinition de l’entreprise s’impose. Le commerce en ligne devient prioritaire, surtout pour faire face à une compétition grandissante.

Vu qu’il y a beaucoup de nouvelles distilleries, beaucoup de nouveaux producteurs, il faut qu’on regarde l’ensemble du paysage et qu’on se recadre.

Lucie Mainguy, cofondatrice d'Aliksir

Il n’existe aucune association de producteurs ou distributeurs d’huiles essentielles au Québec. Difficile d’affirmer s’il y a eu un réel essor des entreprises dans ce domaine. Lorsqu’on cherche dans le registre des entreprises du Québec, 27 entreprises répondent aux critères de recherche huiles essentielles. 63 % d’entre elles ont été immatriculées dans les cinq dernières années et 11 % en 2020.

Femme qui met une goutte dans un flacon dans un laboratoire.

Eva Savard fait partie de l'équipe de 27 employés de l’entreprise. Elle est responsable du laboratoire chez Aliksir et participe à la réalisation des trente-quatre variétés d’huiles essentielles.

Photo : Radio-Canada / Martin Chabot

En plus de ses clients québécois, Aliksir exporte en bouteille et en vrac en Asie, en Europe et aux États-Unis.

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