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L'UPAC confirme que l'enquête Mâchurer se poursuit

M. Gaudreau en conférence de presse.

C'est en 2018 que Frédérick Gaudreau a succédé à Robert Lafrenière à la tête de l'UPAC. Il a été confirmé dans son rôle en octobre 2019. Son mandat doit théoriquement prendre fin en 2026.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'enquête policière sur le financement du Parti libéral du Québec est « toujours en cours », affirme le commissaire à la lutte contre la corruption, Frédérick Gaudreau.

L'enquête Mâchurer se poursuit malgré la poursuite déposée par l'ancien premier ministre Jean-Charest, le mois dernier. M. Gaudreau l'a confirmé alors qu'il présentait mercredi le rapport annuel de l'Unité permanente anticorruption (UPAC), qu'il dirige.

L'enquête Mâchurer dure depuis au moins six ans. Son existence a été révélée grâce à des fuites provenant du personnel de l'UPAC avant l'entrée en fonction de M. Gaudreau, qui aurait préféré que l'enquête demeure confidentielle.

En entrevue en fin de journée avec Patrice Roy sur ICI RDI, le commissaire a expliqué qu'il s'agissait d'une investigation particulièrement complexe.

Je conviens que cette enquête-là, ça fait longtemps qu'on en entend parler, mais il ne s'agit pas d'une enquête où, par exemple, il y a un signalement, un témoin, un suspect [et] une infraction claire à établir, a-t-il illustré. Il y a plusieurs centaines de témoins qui ont été rencontrés. Il y a même un livre qui a été écrit là-dessus!

Le point sur l'enquête Mâchurer et sur les fuites. Frédérick Gaudreau, commissaire de l'Unité permanente anticorruption, répond à nos questions.

Fidèle à son habitude, M. Gaudreau n'a donné que très peu de détails concernant l'enquête en cours. Il n'a pas voulu lui fixer de date limite non plus. Il a toutefois répété que si Mâchurer devait être abandonnée, la décision serait rendue publique.

L'affaire Normandeau

En ce qui concerne l'arrêt des procédures criminelles contre l'ancienne vice-première ministre Nathalie Normandeau, le commissaire à la lutte contre la corruption n'a pas été beaucoup plus loquace, si ce n'est pour dire qu'il a lu le jugement du tribunal et qu'en aucun temps, on ne remet en question l'enquête qui a été faite dans ce dossier, selon lui.

On remet en question, par contre, l'enquête sur les fuites – qui est une autre chose. Et c'est ça qui est venu sabrer, si on veut, le fait qu'on puisse aller à procès dans ce dossier, a conclu M. Gaudreau lors du dévoilement du rapport annuel de l'UPAC par vidéoconférence.

L'enquête sur ces fuites a depuis atterri au Bureau des enquêtes indépendantes. Car il n'était pas réaliste que l'UPAC enquête sur elle-même, selon Frédérick Gaudreau.

« Je peux vous confirmer une chose, c’est qu’aujourd’hui, ça ne se repasserait plus, ce genre de situation-là. C’est clair dans mon esprit. Plus jamais je ne vais accepter qu’on s’auto-enquête. »

— Une citation de  Frédérick Gaudreau, commissaire à la lutte contre la corruption

À la lumière de ces deux dossiers, M. Gaudreau admet que l'UPAC a une côte à remonter dans la confiance de la population.

D'ailleurs, à peine 55 % des Québécois qui connaissent le rôle du corps policier disent avoir « assez » ou « très » confiance en lui, selon une enquête Léger. C'est l'UPAC elle-même qui a exposé les résultats de ce sondage mercredi, admettant du même souffle que le nombre de signalements était à la baisse.

Regagner la confiance de la population et redorer son image ne sera pas chose facile, admet M. Gaudreau. Mais il ne s'agit pas non plus d'un défi insurmontable, d'après lui.

Pour y parvenir, M. Gaudreau souhaite notamment rappeler [son] indépendance du pouvoir politique et mieux expliquer le rôle de l'UPAC par rapport à celui du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) qui, lui, dépose les chefs d'accusation. Le corps de police a également annoncé mercredi qu'il s'était doté d'un nouveau logo.

Avec les informations de La Presse canadienne

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