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Un témoin cité dans une poursuite de Trump se récuse, selon un comité du Congrès

Deux hommes transportent un chariot contenant des bulletins de vote.

Deux hommes transportant un chariot contenant des bulletins de vote envoyés par la poste en Pennsylvanie.

Photo : La Presse canadienne / AP/Matt Slocum

Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un employé de la poste qui avait témoigné de fraudes électorales liées au vote par correspondance et qui était cité dans l'une des poursuites entamées en Pennsylvanie par l'équipe de campagne de Donald Trump a avoué avoir menti, ont indiqué mardi un comité du Congrès et le Washington Post.

Richard Hopkins alléguait dans un affidavit qu'un directeur de la poste à Érié, en Pennsylvanie, avait ordonné à des employés d'antidater des enveloppes postales contenant des bulletins de vote envoyées après la date limite du 3 novembre afin que les voix puissent être comptées.

Son témoignage était présenté par les républicains comme une preuve potentielle d'irrégularités électorales à grande échelle, et lui-même a été salué par eux comme un courageux lanceur d'alerte.

L'employé s'est cependant rétracté dans un affidavit après avoir été interrogé par les enquêteurs du bureau de l'inspecteur général du service fédéral des postes, selon le comité de surveillance gouvernementale de la Chambre des représentants, mais aussi selon le Washington Post, qui se fie à trois responsables au fait de l'enquête.

Le directeur de la poste à Érié avait nié sur Facebook les accusations dont il faisait l'objet et affirmé que l'employé qui les avait formulées avait récemment été sanctionné à plusieurs reprises.

Les accusations de Richard Hopkins ont été données en preuve dans une poursuite intentée lundi par le camp Trump devant un tribunal de la Pennsylvanie afin de bloquer la certification des résultats électoraux de l'État, qui, avec ses 20 grands électeurs, a donné la présidence à Joe Biden.

Cité par Bloomberg, le directeur des communications de la campagne Trump, Tim Murtaugh, a minimisé les nouveaux développements, affirmant que la déclaration sous serment était très détaillée. Nous ne savons pas quel type de pression il a subie depuis qu'il a fait ces déclarations publiquement, écrit le média.

Sur YouTube, un homme se présentant comme Richard Hopkins, le Washington Post confirmant son identité, nie s'être rétracté. Ce n'est pas ce qui est arrivé, dit-il, réclamant une rétractation du quotidien. Vous verrez demain, ajoute-t-il sans donner de précisions.

Selon le Washington Post, une page qui lui était consacrée sur la plateforme virtuelle de collecte de fonds GoFundme avait, mardi matin, amassé plus de 130 000 $. La page n'est cependant plus accessible.

Fourni par le camp Trump, le nom de Richard Hopkins était également cité dans une lettre envoyée au département de la Justice par le républicain Lindsey Graham, président du Comité judiciaire du Sénat, pour réclamer la tenue d'une enquête au département et au Federal Bureau of Investigation (FBI).

Lundi, le procureur général américain, Bill Barr – un des alliés les plus loyaux du président Trump –, a autorisé les procureurs fédéraux à ouvrir, avant la certification des résultats par les États, d'éventuelles enquêtes sur des allégations d'irrégularités claires et apparemment crédibles qui pourraient potentiellement avoir une incidence sur le résultat d'une élection fédérale dans un État.

Croisade judiciaire du camp Trump

L'équipe de Donald Trump, qui associe sans preuve le comptage des bulletins de vote postal à des fraudes massives, multiplie les recours judiciaires dans l'espoir d'empêcher l'élection de son rival démocrate. Mardi, elle a cette fois-ci annoncé le dépôt d'une injonction pour empêcher le Michigan, également remporté par Joe Biden, de certifier ses résultats.

Ces recours s'ajoutent à d'autres poursuites déjà intentées contre la Pennsylvanie et le Michigan, mais aussi contre d'autres États, soit la Georgie et le Nevada.

Les électeurs qui ont voté par la poste sont majoritairement des démocrates, davantage préoccupés par la pandémie que les républicains, qui ont pour leur part écouté le mot d'ordre leur conseillant de voter en personne du président, en croisade contre le vote par correspondance depuis des mois.

Au cours d'une conférence de presse, lundi, la porte-parole de la Maison-Blanche, Kayleigh McEnany, qui parlait à titre de conseillère de la campagne Trump – un double rôle inhabituel –, a répété qu'il fallait compter tous les votes légaux et rejeter les votes illégaux, un message martelé sur toutes les tribunes par les républicains.

Le réseau Fox News a coupé court à la conférence de presse, affirmant ne pas vouloir être la courroie de transmission d'accusations explosives sur l'intégrité de l'élection lancées sans preuve.

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