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Un conseiller de Tracadie veut faire taire une plainte contre lui

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La bibliothèque de Tracadie

La bibliothèque de Tracadie

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

Brian L. Comeau a fait parvenir une lettre d'avocat, le 29 juin dernier, au maire, aux membres du conseil, au greffier et au directeur général pour s'assurer de leur mutisme au sujet d'une plainte écrite dont il a été l'objet.

Une telle mesure est plutôt rare, voire exceptionnelle et témoigne du climat tendu au conseil municipal de Tracadie.

L'avocat Mario Lanteigne, de Bathurst, qui représente le conseiller Brian L. Comeau, parle de propos faux et diffamatoire à l'égard de ce conseiller, dans une lettre obtenue par Radio-Canada.

Brian L. Comeau

Brian L. Comeau

Photo : Radio-Canada

Conséquemment, nous vous demandons de ne faire aucun usage de cette lettre lors de réunions publiques compte tenu du caractère diffamatoire de la lettre en question et des dommages que pourrait subir mon client au sein de la communauté compte tenu de ses nombreuses implications communautaires si cette lettre devait être rendue publique, peut-on lire dans la lettre.

Une visite à la bibliothèque

Le 22 juin, le président de la Commission de la bibliothèque publique Père-Zoël-Saulnier de Tracadie, Jacques Ouellet, fait parvenir une lettre aux membres du conseil municipal, dont Radio-Canada a également obtenu copie.

La bibliothèque publique de Tracadie

La bibliothèque publique de Tracadie

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

Il se plaint de « l'attitude cavalière » de Brian L. Comeau, qui s'est présenté à la bibliothèque samedi 20 juin en après-midi pour prendre des mesures de la salle.

Notre directrice, madame Gagnon, a tenté à quelques reprises de lui demander de l'information au sujet de sa présence sur les lieux, écrit monsieur Ouellet. Il lui a seulement répondu bêtement:  "Je ne suis pas ici pour m'obstiner avec toi, je te dis jusque ce qu'il en est".

M. Ouellet juge cette attitude inacceptable.

Un peu plus de respect et de civilité de la part de M. Comeau seraient exigés, poursuit-il. Quant au silence du conseil municipal concernant cette démarche, ceci n'a rien de positif pour améliorer nos relations.

Versions divergentes

Dans sa lettre, l'avocat Mario Lanteigne explique que le conseiller a fait cette visite à la bibliothèque à titre personnel s'inscrivant dans le cadre d'une résolution municipale par laquelle la municipalité régionale de Tracadie s'engage à identifier un local pour y emménager la chambre de commerce du grand Tracadie-Sheila.

Le compte-rendu que fait l'avocat de cette visite à la bibliothèque contraste avec la version du président de la Commission de la bibliothèque.

Il parle d'une courte visite d'à peine cinq minutes. Selon cette version, monsieur Comeau a été accueilli par une employée qui lui a demandé s'il retournait des livres et s'il était en possession de sa carte de bibliothèque.Mon client a répondu par la négative pour ensuite demander à l'employée s'il pouvait voir la salle de réunion, relate l'avocat.

La bibliothèque publique de Tracadie

La bibliothèque publique de Tracadie

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

Brian Comeau ne semble pas avoir apprécié ensuite l'allure de la conversation avec l'employée de la bibliothèque.

Une fois rendue dans la salle, l'employée a choisi de soulever et d'exposer différents faits afin d'alimenter un échange sur le sujet, explique l'avocat. Mon client était venu tout au plus pour faire un constat visuel et n'avait aucunement l'intention d'échanger avec une employée de la bibliothèque sur une question qui relève d'ailleurs de la municipalité et de la Commission de la bibliothèque publique de Tracadie et/ou du Service des bibliothèques publiques du Nouveau-Brunswick.

L'avocat relate que M. Comeau a compté les tuiles et inscrit les données dans son cellulaire pour obtenir une estimation de l'espace et est ressorti du lieu aussitôt soulignant poliment auprès de l'employée qu'il ne désirait pas débattre du sujet.

Selon cette version des faits, le visiteur est sorti de la salle et s'est dirigé vers la sortie en saluant et en remerciant l'employée.

Une mise en demeure pour le président de la commission

L'avocat de Brian L. Comeau a par ailleurs exigé des excuses de la part du président de la Commission de la bibliothèque de Tracadie. Il lui a aussi envoyé une mise en demeure, ce que confirme Jacques Ouellet. Ce dernier n'a pas donné suite à la demande d'excuses.

Joint au téléphone, le conseiller Brian L. Comeau indique qu'il n'a aucun commentaire à faire sur le sujet.

Le président de la Commission de la bibliothèque, Jacques Ouellet, ne fait pas de commentaire non plus sauf de mentionner que l'incident est clos.

La directrice de la bibliothèque, Marie-Claude Gagnon a référé la demande d'entrevue de Radio-Canada à sa supérieure, Georgette Lavail, directrice régionale des bibliothèques Chaleur, qui indique qu'elle n'a rien à dire.

Du côté de la Municipalité régionale de Tracadie, le maire, Denis Losier, refuse également d'accorder une entrevue sur cette affaire.

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