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TransLink s’attaque au coronavirus avec des produits à base de cuivre

Un Skytrain à l'arrêt à une station.

TransLink dit vouloir faire du transport en commun l'un des espaces publics les plus sûrs tout durant la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Noémie Moukanda

C'est une première pour une compagnie de transports en commun en Amérique du Nord. Translink testera l'utilisation de cuivre destructeur de bactéries et de virus sur les surfaces de véhicules fréquentés par des usagers.

Divers produits à base de cuivre et un revêtement protecteur appelé organosilane seront utilisés dans les SkyTrain et les autobus dans le cadre de ce projet pilote, a annoncé la société de transports en commun de Vancouver. Il s’agit en fait de tester l'efficacité de ces agents à détruire les bactéries et les virus comme la COVID-19.

Le cuivre a démontré ses propriétés antimicrobiennes et autodésinfectantes en milieu hospitalier, souligne la Dre Marthe Charles, microbiologiste à la régie de la santé Vancouver Coastal (VCH).

Notre intérêt pour le cuivre découle de sa capacité à empêcher la survie des microorganismes à sa surface.

Dre Marthe Charles, microbiologiste à la régie de la santé Vancouver Coastal

Le PDG de TransLink, Kevin Desmond, déclare qu’avec cette pandémie du nouveau coronavirus, la société de transport n’a cessé d’explorer de nouvelles pistes pour assurer la sécurité de ses usagers et ses employés, notamment à travers son plan d’action pour un fonctionnement sécuritaire. Plusieurs mesures ont été instaurées telles que le nettoyage quotidien renforcé ou encore de l’obligation du port du masque dans les autobus et Skytrains.

Comme le cuivre a des propriétés autodésinfectantes qui peuvent tuer jusqu'à 99,9% de tous les virus et bactéries sur ses surfaces, nous pensons que cela peut inclure la COVID-19.

Kevin Desmond, PDG de TransLink
Dre Marthe Charles et le PDG de TransLink, Kervin Desmond.

La Dre Marthe Charles de VCH estime que ce projet pilote « s'inscrit dans le cadre de l'initiative "Une seule santé" en faisant la promotion des surfaces plus propres et par le fait même en réduisant la possibilité de transmission de microorganismes pathogéniques ».

Photo : Radio-Canada

Selon la Dre Marthe Charles, le cuivre, un élément nécessaire à la survie des microorganismes, devient toxique lorsqu'on le retrouve en trop grande concentration, ce qui pourrait mener à l'éradication de virus et de bactéries.

Pour ce projet pilote de quatre semaines, TransLink s’est associé avec l’entreprise minière Teck Resources Limited, la régie de la santé Vancouver Coastal, l’Hôpital général de Vancouver, la Coalition for Healthcare Acquired Infection Reduction (CHAIR) et l’Université de la Colombie-Britannique.

L'intérieur d'un autobus avec des affiches sur certains sièges stipulant qu'ils ne sont pas accessibles.

Un autobus express de TransLink au pic de la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Noémie Moukanda

Les produits seront installés sur deux trolleybus des itinéraires les plus achalandés et dans deux SkyTrain sur les lignes Expo et Millennium. Deux fois par semaine, les surfaces seront nettoyées et testées pour déterminer l'efficacité antimicrobienne des produits. Par ailleurs, la durabilité des surfaces sera évaluée à la fin du projet pilote.

Les véhicules qui font partie du projet contiennent également une couche protectrice antimicrobienne, notamment sur les barres auxquelles les passagers s'agrippent.

La Dre Charles affirme que si cette étude devait s’avérer un succès, les matériaux contenant du cuivre deviendraient et pourraient être considérés comme une mesure additionnelle au lavage de mains et au nettoyage de surfaces.

Impact sur la fréquentation

Cette initiative pourrait aussi rassurer les usagers de TransLink. La société de transport a vu le nombre de passagers stagner depuis août alors que le redémarrage de l'économie de la province avait permis un retour progressif des usagers. TransLink a récupéré environ 42 % de ses passagers.

Le grand patron de TransLink, qui quittera ses fonctions en février, s'attend toutefois à une augmentation progressive et forte des passagers. Kevin Desmond demeure confiant, car, souligne-t-il, 60 % des entreprises emploient des gens qui doivent majoritairement emprunter les transports en commun.

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