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Révision du régime forestier : l’industrie reste sur sa faim

Québec et l'industrie forestière lancent un appel à l'aide au gouvernement fédéral.

La révision annoncée le 6 novembre a pour but d'augmenter la compétitivité des entreprises forestières.

Photo : Radio-Canada

Le Conseil de l’industrie forestière (CIFQ) voit comme un simple « point de départ » les ajustements annoncés par le ministre Pierre Dufour au Régime forestier du Québec.

Cette révision communiquée le 6 novembre vise à accroître la compétitivité des entreprises forestières.

Parmi les mesures annoncées, Québec révise la mécanique de mise en marché des bois pour en accroître le volume vendu sur le marché. Le gouvernement veut aussi optimiser la planification de l’industrie en faisant passer la réserve de secteurs des récoltes de 200 % à 300 % d’ici décembre 2021, soit l’équivalent de trois années à l’avance en volume de bois.

D’autres mesures viseront à améliorer l’environnement d’affaires de l’industrie, notamment en lui offrant plus de flexibilité dans la gestion forestière.

Le CIFQ voit dans ces annonces quelques avancées intéressantes, notamment par l’augmentation prévue des volumes qui pourront entrer dans les usines. Cependant, le PDG Jean-François Samray soutient que le ministre Dufour devra aller beaucoup plus loin dans ses prochaines annonces pour satisfaire l’industrie.

C’est un simple point de départ, mais il reste beaucoup de travail, lance-t-il. La forêt génère des retombées majeures dans toutes les régions et on s’attend à des améliorations au sujet des contraintes administratives et des opportunités de marché pour permettre à l’industrie d’être un moteur de relance économique.

Le CIFQ invite Québec à être plus ambitieux dans ses prochaines annonces, notamment le dévoilement prévu de sa stratégie nationale du bois.

Ce ne sont pas des processus, des groupes de travail ou des tables de réflexion qu’on attend, mais un cadre clairement défini et des ajustements à toutes les normes qui ralentissent la capacité de la forêt à créer des emplois, ajoute M. Samray. On est prêts à travailler rapidement avec le ministre, notamment en ce qui a trait au déploiement des Plans d’aménagement au niveau régional. Il faut ramener la planification très près des utilisateurs et voir les meilleures façons d’être ingénieux dès le départ et réduire les coûts.

Une révision, pas une réforme

Président du comité Forêts de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), le maire de Val-d’Or Pierre Corbeil demande lui aussi des actions plus concrètes du gouvernement du Québec.

On reçoit positivement l’ouverture du ministre, mais on nous avait annoncé une réforme et on nous arrive avec une révision ciblée, note-t-il. Une fois qu’on a identifié les cibles, il va falloir demeurer vigilants pour connaître les échéanciers. Avec l’industrie forestière, on a entre les mains les outils pour la relance dans les régions, et c’est ce que tous nos maires plaident. On a hâte de passer de la parole aux actes, d'accélérer le tempo et que ça décolle.

L’AFAT y voit un pas en avant

À l’Association forestière de l’Abitibi-Témiscamingue (AFAT), cette révision du régime forestier est perçue comme une bonne nouvelle pour la région.

D’un œil extérieur, ça nous apparaît comme un bon pas en avant, affirme la directrice générale Isabelle Boulianne. La question de la prévisibilité revenait souvent dans les discussions avec nos membres, qui déploraient aussi l’obligation d’avoir trois enchérisseurs lors de la vente des volumes de bois. C’est sûr que les attentes de la région sont grandes et on doit célébrer chaque petit pas qui va nous amener vers une plus grande efficience du régime forestier. L’écoute du ministre semble bonne, mais il reste à voir quels seront les résultats dans le quotidien.

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