•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Est-il illégal d'empêcher les élèves de Listuguj d'aller à l'école à Campbellton?

Des policiers devant le pont interprovincial

Les élèves de la communauté autochtone de Listuguj ne peuvent plus traverser au Nouveau-Brunswick pour aller à l'école.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Radio-Canada

La décision du gouvernement du Nouveau-Brunswick d'empêcher les élèves de la communauté autochtone de Listuguj, au Québec, de fréquenter leur école habituelle à Campbellton est contestée par l’Association canadienne des libertés civiles. L'organisme n'exclut pas de se tourner vers les tribunaux.

Depuis un peu plus d'un mois, une centaine d'élèves micmacs de Listuguj ne fréquentent plus l'école secondaire anglophone Sugarloaf au Nouveau-Brunswick.

Cette décision découle du resserrement des règles à la frontière entre le Québec et le Nouveau-Brunswick et est une conséquence de la récente augmentation de cas de la COVID-19 en Gaspésie.

Contrairement aux autres élèves, les élèves autochtones sont contraints de poursuivre leur apprentissage à distance.

La façade en briques de l'école Sugarloaf.

L'école secondaire anglophone Sugarloaf à Campbellton n'accueille plus les élèves québécois en raison d'un resserrement des mesures à la frontière.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

On trouve que c'est de la discrimination de dire à un groupe spécifique qu'ils ne peuvent pas venir dans la ville pour aller à l'école. Les autres étudiants qui sont toujours au Nouveau-Brunswick, ils sont toujours à l'école, déclare une porte-parole de l’Association canadienne des libertés civiles, Talayeh Shomali.

Explorer les options juridiques

L'Association canadienne des libertés civiles a contacté la province pour exprimer son désaccord avec ce qu'elle déclare être une application erronée des mesures d’urgence.

On pense que le gouvernement doit réfléchir et avoir une réponse raisonnable pour nous expliquer pourquoi il y a un système arbitraire ici.

Une citation de :Talayeh Shomali, porte-parole de l’Association canadienne des libertés civiles

Cet organisme national a une longue feuille de route dans la défense des inégalités et de la violation des droits et libertés. Sans réponse favorable, l'association, qui a l'habitude des tribunaux, n'exclut pas cette voie pour obtenir satisfaction.

On va leur donner un peu de temps pour nous répondre. Espérons que ce sera le cas. Et après ça, on va explorer nos options, incluant nos options juridiques, précise Talayeh Shomali.

Un apprentissage plus difficile

Le chef de la communauté autochtone de Listuguj Darcy Gray déplore que les élèves de sa communauté ne sont pas les bienvenus à Campbellton.

Le chef de Listuguj, Darcy Gray

Le chef de Listuguj, Darcy Gray

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Malgré tous les efforts d'accommodement déployés dans sa communauté pour ces jeunes, leur apprentissage en souffre beaucoup, dit-il.

Il y a beaucoup de difficultés qui viennent pour nos étudiants parce qu'ils ne sont pas dans la classe avec leurs amis et les autres élèves.

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick n'a pas répondu à notre demande d'information.

Avec des informations de Serge Bouchard

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !