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La pétanque comme remède à la COVID-19

Une femme lance une boule de pétanque. Plusieurs autres la regardent.

Les Joyeux retraités ont commencé leur saison de pétanque le 6 juin dernier.

Photo : Radio-Canada / Laurence Royer

Normalement, la saison de pétanque des Joyeux retraités de Sept-Îles s’étire au plus tard jusqu’en septembre. Cette année, les membres du club étaient toujours sur le terrain un 10 novembre.

C’est la COVID-19 qui est à l’origine de cette prolongation de la saison. Les activités intérieures, qui remplacent les parties de pétanque quand le froid arrive, sont limitées par les mesures sanitaires.

De plus, plusieurs personnes ne souhaitent pas y participer parce qu’ils craignent le virus, explique la présidente des Joyeux retraités, Léona Rodgers.

On fait beaucoup d’activités à l’intérieur, mais la participation a diminué. Il y en a beaucoup qui ne viennent pas parce qu’ils ont peur, explique-t-elle. Je joue aux quilles aussi et on a perdu deux équipes parce que le monde a peur même si les consignes sont respectées.

Léona Rodgers sourit à la caméra. Des personnes jouent à la pétanque derrière elle.

Léona Rodgers est la présidente des Joyeux retraités.

Photo : Radio-Canada / Laurence Royer

Un groupe pour se soutenir

Léona Rodgers affirme que le groupe des Joyeux retraités est d’autant plus important en temps de pandémie. Elle est d’avis qu’il est très important de se réunir de temps à autre pour socialiser, malgré la COVID-19.

S’ils sont une heure à l’extérieur de leur logement, qu’ils voient du monde et qu’ils sourient, leur journée est faite et ils sont contents de retourner chez eux, explique la présidente des Joyeux retraités de Sept-Îles. Mais il faut qu’ils sortent et c’est ça qu’on essaie de faire.

Heureusement, le faible nombre de cas dans la région le permet encore, se réjouit une participante, Pauline Primard.

Ici, on n'a pas beaucoup de cas, donc on peut continuer à faire nos activités, estime-t-elle. C’est certain que ça m’inquiète. Je regarde les nombres de cas tous les jours.

Pauline Primard est assise sur un banc. Elle sourit à l'objectif. Des femmes jouent à la pétanque derrière elle.

Pauline Primard est une des membres du groupe des Joyeux retraités.

Photo : Radio-Canada / Laurence Royer

Le rôle du groupe va bien au-delà des activités qui y sont organisées. Les membres peuvent aussi s’appeler pour se tenir compagnie malgré le confinement, ajoute Léona Rodgers, qui constate qu’il est plus difficile de faire sortir les gens cette année.

Ma peur, c’est que s’ils ne sortent pas cette année, ils ne sortiront peut être pas non plus l’année prochaine parce qu’ils vont avoir pris cette habitude-là, craint Mme Rodgers. Il faut qu’ils continuent de sortir pour leur santé mentale et vivre leur vie qu’il leur reste à vivre. Un an de perdu à nos âges, c’est quelque chose!

Une dizaine de personnes sur un terrain de pétanque.

Une vingtaine de retraités ont joué à la pétanque pour la première fois en novembre.

Photo : Radio-Canada / Laurence Royer

Est-ce que ce sera la dernière partie de la saison? On a dit que c’était la dernière, mais à chaque fois on dit que c’est la dernière, affirme en rigolant Léona Rodgers.

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